Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
« Baptisé à l’eau chaude » (batiji à l’eau caute) : A Roubaix et Tourcoing cela se dit d’une personne qui est toujours de mauvaise humeur. En opposition à ceux baptisés à l’eau bénite, on supposait que les personnes grincheuses étaient ainsi, à cause de l’eau chaude reçu à la place de l’eau bénite.
« Battre le beurre » : Ancienne opération délicate, réservée à l’époque aux femmes dans les fermes, lorsque qu’il arrivait plusieurs fois de suite que le beurre ne se fasse pas, on pensait être victime d’un sort… L’expression signifie donc : « Ne plus savoir où l’on en est, perdre la tête… ».
« Boire à la sucette » (boire à l’chuchette) : Propre à Lens, Calaisis et Roubaix, cela veut dire que l’on boit son café en trempant légèrement son morceau de sucre dans sa tasse.
« Boire à panchette » : Que ce soit à Aubers, à Lille ou à Tourcoing, on utilise cette expression pour décrire l’action d’aspirer avec grande précaution le liquide d’un verre lorsqu’il est plein à ras bord.
« Braire les yeux dehors » : Expression très connue, elle signifie « Pleurer fort et à chaudes larmes ».
« Bon Dieu de rues, diable au coin du feu » (Bon Diu d’rues, diale au coin du fu) : A Boulogne, se disait d’un homme sympathique et gai en public qu’il était désagréable chez lui ou ennuyeux pour son entourage.
« Bourler trop court » : A Calais, Aubers ou Tourcoing, cela signifie ne pas arriver au but que l’on s’était fixé.
« Brader une tarte pour un œuf » : On utilise cette expression à Lille lorsque l’on fait des petites économies ridicules sur certaines choses que l’on regrette ensuite.
« Babache » : Expression du Nord spécifique à la région de Lille et d’Armentières lorsque l’on parle d’une personne un peu simplette.
« Biloute » : Dans la région de Lille ou d’Armentières c’est le nom équivalant à « gars », ou « mec ». Souvent on l’utilise pour interpeller quelqu'un de plus jeune que soi (Exemple : « hé, biloute, viens vir' ichi! » - « Hé, garçon, viens voir ! ». Il peut être parfois précédé de "tch(i)ot' ".
« Aller à fond de buse » : A Maubeuge cela signifie aller à toute vitesse.
« Aller de Chipe en Chope » (Aller d'chipe et d'chope) : Aller en biais, marcher d'une allure dégingandée (Gondecourt).
« Aller à la badine » : Dans le Pays lillois, à Roubaix, Aubers ou Gondecourt cela veut dire « Se promener bras dessus, bras dessous ».
« Aller à moules quand la mer monte » : A Berck ou à Boulogne cette expression signifie qu’il est trop tard pour prendre des précautions une fois que l’irréparable est arrivée. On l’utilise aussi pour dire qu’une personne s’y prend mal lorsqu’elle accomplie une action.
« Aller friant battant » : Dans le Pays lillois ou à Douai, cela veut dire que l’on va quelque part d’un pas décidé et fier tout en fesant du bruit.
« Avoir le bon coron » : En Artois, cette expression signifie « Tenir le bon bout ». Le mot coron venant du bout de ficelle que tenait la fileuse autrefois.
« Avoir le pied de poivre » : Cela signifie avoir la démarche hésitante, ne pas marcher droit, osciller tel un poivrot.
« Avoir le Souglou » : A Lens ou dans le Pays lillois le souglou est l’autre mot signifiant le hoquet. On l’appel aussi le « séglou » à Aubers ou encore le « saglou » à Hainaut. A Valenciennes, pour faire passer le hoquet aux enfants, on leurs faisait répéter plusieurs fois : « Souglou, maglou, Dieu mé l’a mis, Dieu mé l’ôt’ra ».
« Attraper un coup d’aile de moulin » : Jadis les moulins étaient très nombreux en Flandre, et l’on considérait le meunier comme un personnage mystérieux, à part de la société, voir fou. On dit donc d’une personne qu’elle à attraper un coup d’aile de moulin lorsqu’elle est folle.
« Avoir son pain cuit et sa bière brassée » (Avoir sin pain tchu et s’bire boulie) : A Roubaix, Tourcoing et Armentières, cela veut dire que l’on a tout ce qui faut pour vivre dans l’aisance. Autrefois, la bière et le pain étaient considérés comme la boisson et la nourriture de base.
JE CONTINUE POUR TOUTES LES LETTRES DE L ALPHABET UNE AUTRE FOIS LE TEMPS QUE VOUS INGURGITIEZ TOUT CELA
Cette histoire se passe pas si loin de chez nous, il n’y a pas si longtemps de cela, un
paysan se rend au marché avec trois de ses ânes pour vendre sa récolte.
La ville était à trois jours de marche.
Après une longue route, le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d'un vieil ermite.
Au moment d'attacher son troisième âne, il constate qu'il lui manque une corde.
« Il faut absolument que j'attache mon âne, se dit-il ennuyé, sinon demain, il se sera sauvé… »
Après avoir solidement attaché les deux autres, il monte sur son âne et se dirige vers la maison du vieil
ermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Ce dernier, ayant fait vœu de pauvreté depuis bien longtemps, n’avait pas de corde à lui donner.
Il s'adressa alors au paysan et lui dit :
« Retourne à ton campement et, comme chaque jour, prend ton âne, fait comme si tu lui passe une corde autour du cou et surtout, n'oublie pas de faire comme si tu l'attachais à un
arbre. »
Le paysan trouvait cette proposition bien étrange. Néanmoins, n'ayant pas d'autre solution, il fit exactement ce que lui conseilla le vieil homme.
Le lendemain au réveil, le premier regard du paysan est pour son âne. Surprise… et soulagement : il est toujours là !
Après avoir pris son petit déjeuné et chargé ses trois ânes, il décide de se remettre en route.
Mais là, grand étonnement, l’âne qui n'a pas été attaché pendant la nuit refuse de bouger de sa place.
Le paysan a beau tirer sur son âne, le pousser, le frapper, l’injurier, rien n'y fait. L'âne refuse de bouger d'un
pouce.
Désespéré, le paysan retourne voir l'ermite et lui raconte sa mésaventure.
« As-tu pensé à enlever la corde ? » lui demanda sereinement le vieillard.
« Mais il n'y a pas de corde, je ne suis pas fou ! » répondit le paysan avec étaonnement et agacement.
« Pour toi non, mais pour l'âne, il y en a une. » répliqua le sage.
Le paysan fit demi-tour, retrouva son âne au même endroit où il l’avait laissé : il n’avait toujours pas
bougé.
C'est alors que d'un mouvement large, il mime le geste de retirer la corde du cou de l'âne et de l'arbre. L'âne le suivit alors sans aucune résistance.
Réflexion :
Que s’est-il passé dans la tête cet âne ?
C’est pourtant réel : si après un conditionnement, on reproduit un mouvement ou un son, n’importe quel animal réagira selon ce qu'il aura appris.
Il en va de même pour nous-mêmes : ce que nous pensons avoir appris de la vie nous fait (ré)agir... ou pas !
Nous aussi nous fonctionnons par conditionnements : nos comportements, nos façons de penser, nos réactions ou inactions, nos blocages, nos peurs, nos perceptions, nos croyances,… Tout est
le fruit d’un certain conditionnement que nos vies individuelle nous apporte de la naissance à aujourd’hui. Tous nos vécus contribuent à ce conditionnement incessant.
Si aujourd’hui vous êtes convaincu ne pas être capable de quelque chose, c’est un peu comme s’il y avait une corde imaginaire autour de votre cou.
Si aujourd’hui vous êtes persuadé que vous ne valez rien, ici encore, c’est comme si les expériences de la vie vous l’ont fait croire…
Si vous vous suggérez que vous ne méritez pas de vie meilleure, à nouveau, c’est que vous avez cette corde imaginaire autour du cou…
Si vos habitudes vous agacent, vous trahissent, vous persécutent, c’est qu’elles sont le fruit d’actes répétés et répétés encore et encore, elles sont devenues des habitudes inconscientes par…
conditionnement et répétitions. Nous ne naissons pas avec nos routines, nos modes de pensées, nos interprétations, etc..., elles se sont formées au fil des ans, au même titre que cet âne,
inlassablement, à force de voir la vraie corde autour du cou, sait, qu’il ne lui servira à rien d’essayer de partir : il est bloqué.
Donc lorsque le paysan lui a fait mine de passer une corde imaginaire autour du cou, l’âne est entré dans son processus de conditionnement « ah, je suis attaché, rien ne
me sert de bouger ».
C’est un peu pareil pour nos attitudes et nos croyances limitantes.
En quoi cette métaphore peut vous servir pour avancer et vous affranchir de vos croyances limitantes ?
Allez au-delà de vos croyances, donnez-vous les chances d’avancer et libérez-vous de vos pensées négatives et défaitistes ! Tout comme vous avez assimilé vos habitudes limitantes, vous
pouvez aussi apprendre à désapprendre en créant de nouvelles croyances fécondes et valorisantes !
Personne ne naît avec une prédisposition à l’échec ! Même pas vous !
Votre partenaire dans l’optimisme,
Michel POULAERT