Grand-mère il faisait bon aller chez toi
Tu étais toujours tellement gentille avec moi
Je n’avais qu’à te regarder avec mes grands yeux
Tu devinais sans parler tout ce que je voulais
Tu te faisais toujours accueillante !
Je te sens comme un ange, bienveillante
Qui veille nuit et jour sur moi sans nul repos
Un sourire illumine ton beau visage
Quand j'ai du chagrin tu sais me consoler
Tu as toujours le mot qu’il faut, mais comme ton giron
M’a manqué quand mon petit c’est envolé. !
Petits goûter et jeux étaient notre félicité
On ne s'ennuyait jamais avec toi et pépé
Tu racontais une histoire sans doute inventée
L’important c’était et nous captiver
En attendant l’heure de dîner, 4 carreaux pas plus
Sur la toile cirée bleue et blanche.
Dans le jardin Pépé lui, faisant semblant de râler
Mais content qu’on lui casse les pieds
Il finissait par nous donner une carotte pas lavée
Surtout pas le dire à mémé, nous étions des conspirateurs !
Que l’un de nous vienne à se blesser
Tu connaissais le moyen de le calmer
Quelques fois, je plaide coupable, j’ai fait semblant
D’avoir mal pour avoir l’infime bonheur de pouvoir
Sur une chaise me faire bercer tout en t'écoutant fredonner
Les dimanches on se réunissait chez toi
Chaque membre de la famille est reçu comme un roi
Au retour de la messe : bouillon de poule brûlant
Les mains sur les hanches tu surveillais
Que nous les petits on le buvait: l’église était gelée !
En ce temps là pas d’apéro, les parents parlaient
Pendant que les enfants bien sagement assis
Mains croisées sur leurs genoux avaient des rires en dessous !
Puis de la cuisine tu arrivais remettant un mèche grise et tu disais
"Les patates sont cuites"il est temps de manger !
La période des Fêtes pour toi était sacrée
Tu nous voulais tous autour de toi
La maison était grande ta famille aussi
Et tu te réjouissais de notre joie
Au centrifuge lait et crème avec toi j'ai appris
A brasser mon petit lot de beurre sous l'œil de pépé ravi
Tes tartines au sucre roux de chez nous et crème
Pour le palais sont un délice suprême
Le beurre je ne sais plus le faire mais les tartines tiens
Essayez donc de m’en priver, elle serait capable de venir vous botter !
Ma Mémé, ma Grand-mère, je sens ta présence à mes cotés
Tu es toujours là pour m'aider
Est-il possible que tu sois partie alors que si fort tu nous aimais
Notre amour ne cessera jamais d'exister
Permet moi grand-maman au coeur d'or
De rester pour toi, toujours cette petite fille qui t’aimait tant
Le soir tu défaisais ton chignon et la une longue natte grise venait
Tranquillement tu la défaisais, puis la brosse tu passais lentement
Dans tes beaux cheveux longs, lisses, qui sentaient si bon !
Maintenant le temps a passé, toi tu as suivi Pépé de prés
Ton gendre mon Papa ne l’as pas supporté
Me jour de ton enterrement, il partait vous retrouver !
Parrain, de trois semaines vous avait précédé
J’ai eu du mal à trouver mes repaires
Cela m’a pris des années, vous étiez tellement présents !
Tellement disponible, pour la petite devenue grande.
Je t’ai choisi une étoile, ton étoile qui là haut brille !
C’est ma merveille cela va avec ton prénom Alice !
Pendant que pour l'éternité tu dors, je te parle.
Et oui je le sais à ta façon tu me réponds,
Dis Mémé comment c’est là haut !