Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 01:24







Au printemps l'Oiseau naît et chante :
N'avez-vous pas ouï sa voix ? ...
Elle est pure, simple et touchante,
La voix de l'Oiseau - dans les bois !


L'été, l'Oiseau cherche l'Oiselle ;
Il aime - et n'aime qu'une fois !
Qu'il est doux, paisible et fidèle,
Le nid de l'Oiseau - dans les bois !


Puis quand vient l'automne brumeuse,
Il se tait... avant les temps froids.
Hélas ! qu'elle doit être heureuse
La mort de l'Oiseau - dans les bois !

 

Gérard de Nerval

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : vos poèmes
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 01:11





Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux

Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache  les hameaux pauvres et vergogneux
 

Et s'en allant là bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un cœur que l'on brise
 

Oh ! L’automne, l'automne a fait  mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises

Guillaume APOLLINAIRE

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : les poètes d'abord...
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 19:51

  

 

3 ANS Déjà Tu avais 31 ans


Tu as fermé tes beaux yeux bleus et tu t’es endormi

Je pense aux anges qui veillent sur mon sommeil,

                                         Parmi eux il y a toi. Chasses mes mauvais rêves

                                                 Fais en venir d’autres ou il y a toi !
                                              Tu es mon étoile qui brille dans la nuit,
                                       Même derrière les nuages de la vie tu es là ;

 

Je voudrai tellement dormir, plus ne plus penser à toi

Ma vie souffrance est tellement intense, aides moi

Pardonnes mon égoïsme, la vie sans toi  je ne peux pas

C’est à ton tour maintenant de soutenir ta maman!

Tu as décidé d’arrêter de souffrir, je ne t’en blâme pas

Mais moi vois tu je ne peux pas, je n’en ai pas le droit

J’ai vidé mon stock de larmes et j’ai rendu les armes

 

Si je sens sur ma joue comme un souffle doux
c'est que toi tu m’auras donné un bisou

Un bisou qui efface tout pour un instant à nous

Tu dors mon François, et pour toujours

Tu resteras le même, tu ne vieilliras pas

N’oublie pas que je t’aime et sais que toi

Là ou tu es tu veilles sur moi. Là ou je suis

Je pense que tu es toujours prés de moi.

De ta maman 21 Février 2006

21 Février 2006

 

 

Camille 

 

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : les poètes d'abord...
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 19:46

 

 

Grand-mère il faisait bon aller chez toi

Tu étais toujours tellement gentille avec moi

Je n’avais qu’à te regarder avec mes grands yeux

                                          Tu devinais sans parler tout ce que je voulais

Tu te faisais toujours accueillante !

Je te sens comme un ange, bienveillante

Qui veille nuit et jour sur moi sans nul repos

Un sourire illumine ton beau visage

Quand j'ai du chagrin tu sais me consoler

Tu as toujours le mot qu’il faut, mais comme ton giron

M’a manqué quand mon petit c’est envolé. !

 

Petits goûter et jeux étaient notre félicité

On ne s'ennuyait jamais avec toi et pépé

Tu racontais une histoire sans doute inventée

L’important c’était  et nous captiver

En attendant l’heure de dîner, 4 carreaux pas plus

Sur la toile cirée bleue et blanche.

Dans le jardin Pépé lui, faisant semblant de râler

Mais content qu’on lui casse les pieds

Il finissait par nous donner une carotte pas lavée

Surtout pas le dire à mémé, nous étions des conspirateurs !

Que l’un de nous vienne à se blesser

Tu connaissais le moyen de le calmer

Quelques fois, je plaide coupable, j’ai fait semblant

D’avoir mal pour avoir l’infime bonheur de pouvoir

Sur une chaise me faire bercer tout en t'écoutant fredonner

Les dimanches on se réunissait chez toi

Chaque membre de la famille est reçu comme un roi

Au retour de la messe : bouillon de poule brûlant

Les mains sur les hanches tu surveillais

Que nous les petits on le buvait: l’église était gelée !

En ce temps là pas d’apéro, les parents parlaient

Pendant que les enfants bien sagement assis

Mains croisées sur leurs genoux avaient des rires en dessous !

Puis de la cuisine tu arrivais remettant un mèche grise et tu disais

"Les patates sont cuites"il est temps de manger !

La période des Fêtes pour toi était sacrée

Tu nous voulais tous autour de toi

La maison était grande ta famille aussi

Et tu te réjouissais de notre joie

Au centrifuge lait et crème avec toi j'ai appris

A brasser mon petit lot de beurre sous l'œil de pépé ravi

Tes tartines au sucre roux de chez nous et crème

Pour le palais sont un délice suprême

Le beurre je ne sais plus le faire mais les tartines tiens

Essayez donc de m’en priver, elle serait capable de venir vous botter !

Ma Mémé, ma Grand-mère, je sens ta présence à mes cotés

Tu es toujours là pour m'aider

Est-il possible que tu sois partie alors que si fort tu nous aimais

Notre amour ne cessera jamais d'exister

 Permet moi grand-maman au coeur d'or

De rester pour toi, toujours cette petite fille qui t’aimait tant

Le soir tu défaisais ton chignon et la une longue natte grise venait

Tranquillement tu la défaisais, puis la brosse tu passais lentement

Dans tes beaux cheveux longs, lisses, qui sentaient si bon !

Maintenant le temps a passé, toi tu as suivi Pépé de prés

Ton gendre mon Papa ne l’as pas supporté

Me jour de ton enterrement, il partait vous retrouver !

Parrain, de trois semaines vous avait précédé

J’ai eu du mal à trouver mes repaires

Cela m’a pris des années, vous étiez tellement présents !

Tellement disponible, pour la petite devenue grande.

Je t’ai choisi une étoile, ton étoile qui là haut brille !

C’est ma merveille cela va avec ton prénom Alice !

Pendant que pour l'éternité tu dors, je te parle.

Et oui je le sais à ta façon tu me réponds,

Dis Mémé comment c’est là haut !

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : les poètes d'abord...
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 19:37






 

 

 

 

 

 

C’était le mois de mai de Marie et des roses

Quand Dieu vint doucement cueillir ton âme fleur

Mais nous t’aimions si fort sous tes paupières closes

Que tu nous as laissé tout l’amour de ton cœur

Toi qui fut pour les tiens la force et la tendresse

Qui savait me comprendre et m’aider tour à tour

Tu viens d’emporter mon reste de jeunesse

Ne peux tu me léguer ton courage en retour ?

Tu vis plus que jamais au sein de ma mémoire,

Tes derniers mots hier me seront éternels

Promet moi en quittant ce monde dérisoire

De préparer pour nous un petit coin de ciel.

 

Camille Mai 1979

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : les poètes d'abord...
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