Dimanche 9 octobre 2011
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PERE DE MES FILS
A travers moi tu as tout assouvi, mais tu m'as tout pris,
Non aucune rancœur, même si ce fut l'horreur.
Pas une minute tu ne me laissais pour respirer
et encore moins une autre pour me sauver.
Durant toutes ces années, je fus ton pion,
Toujours à ta disposition à ton image je devais avancer !
De ma liberté tu m'avais privée à cause de ma spontanéité.
Délicatesse n’était pas ta devise, mais tu n’as jamais voulu que l'on se
divise !
Chaque jour d'avantage, tu m'accablais et je devais pardonner.
Je ne fus que ton pantin, et jamais je n’ai eu le temps de souffler.
La perfection, je ne l'étais point, mais qui aurait pu vous supporter toi,
Tes pieds et tes poings ! Combien de pardons t’ai-je accordés ?
De toute façon, je n'avais que le choix de marcher au son de ton violon.
J’étais une poupée de chiffon, tu ne savais qu’hurler sur tous les
tons !
Moi qui n'était que douceur, j’étais devenu ton souffre douleur.
Devenue maître en l’art de cacher les marques, ma honte et mes
douleurs !
Si ma vie fut un calvaire jamais mes ailes, ne te furent infidèles.
Ma raison, n’étais devenue que dérision, mon corps ton exutoire.
Très vite dans la fuite j’ai fermé ces cinq ans de terreur.
Ton seul but était de me dominer jamais tu n'as réussi à de
changer !
A quoi bon t'en vouloir ?
Pourtant j’en aurai le pouvoir, toutes ces années ma vie n’a été qu’un carnage.
A quoi bon ressasser ce temps trépassé? Je fais ce que je peux pour tout effacer
Pas ou peu de bons souvenirs à part 2 tes fils qui m’ont aidé à
tenir.
Pas de vengeance inassouvie, il me reste l'avenir qui déjà m’a sourit.
Avec Alain à petits pas je me reconstruis, et je sais que dans mon nouveau nid,
Mon esprit, est en paix et, ceci pour reste de ma
vie.
16 décembre 2002