Poèmes fragilité

Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 04:46

FAMILLE GOUILLIART 035

 

PASCAL A 1 an

 

 

 

 

Il faudra du temps

 

 

 

Pour que  mes tristes souvenirs ...

deviennent moins souffrants ...

Pour qu'en mon âme  blessée ...

Tout redevienne comme avant ...

Pour que je puisse voir enfin ton sourire ...

Au delà de la mort ...

Sans souffrir encore ...

 

Il faudra du temps ...

 

 

 

Pour  sécher mes larmes ...

Et mes maux ...

À la tristesse de t'avoir perdu ...

Et , de sourire  à nouveau ...

Au merveilleux  privilège ...

D'être ta maman

 

Il me faudra du temps ...

Beaucoup de temps ... ''

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FIBROMYALGIE
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 15:08

 

 

Pars, amour de ma vie

Pars ne reviens jamais

Quitte cet endroit

N’oublie pas tes feuilles

Ta chemise, la soie

Et ta plume qui me réveille

Pars, quitte la ville

Ignore mon chemin

Quitte mes soupires

Mes battements orphelins

Mes rêves naïfs

Les roses, mon parfum

 

Oublie qu’on était là

Deux cœurs en parade

La danse des émois

Des âmes en balade

Et tous nos rêves et promesses

Mon regard, ma sagesse

Et toute la tendresse

 

Pars ne reviens pas

Surtout ne te retourne pas

Un jour je serai heureuse …surement

Ne t’inquiète pas

Et surtout n’y pense jamais

Car morte je le serai  

Mais détruite,  c’est du passé

Je saurai vivre sans toi

Briser ce silence

Sourire à un enfant

Courir avec le temps

Au milieu des beaux champs

Je saurai aimer la vie

Je n’oublie jamais le gout

De l’amour, la vérité

Ni celui de la beauté

Avec lesquelles j’ai su donner

Tout ce que tu laisses tomber

 

Pars, amour de ma vie

Trouve ton bonheur

S'il te plait , ne reviens pas

Je casse toujours les mœurs

Ignore mais n’oublie pas

A quel point je t’ai aimé

Disparait et n’oublie pas

Que je ne le regretterai jamais

 

14/09/2011

par Sihem Samsouma, mercredi 14 septembre 2011, 14:47

 

Par S.S chez Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FIBROMYALGIE
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 19:01

 

 

 

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Une larme sur le mendiant
aux mains vides et écorchées,
que je n'ai pas reconnu comme frère.

Une larme sur ce vieillard
aux mains plissées et tremblantes,
qui autrefois était mon père.

Une larme sur ce petit enfant
au corps marqué par les coups.
Je n'ai pas su l'aimer cet être.

Une larme sur cette jeune femme
qui s'enfonce dans le désespoir.
J'ai fait la sourde oreille à son cri.

Une larme sur tous les jeunes
qui ont au coeur des souffrances.
Je n'ai pas reconnu leur besoin.

Une larme sur la surface de la terre,
un jardin où se loge tous les humains.
Même moi, qui n'en a jamais assez.

Ne cesse pas Seigneur de verser une larme.
Aujourd'hui, je suis dans le désarroi et le sang,
mais demain reviendront mes lacunes et mes imperfections.

Enseigne-moi le chemin de ton visage,
pour que je puisse essuyer tes larmes.



 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : La passion des fleurs
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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 11:19

En pensant à ces nations, j'avais écrit ce poème :

UTES
«Maintenant vous aimez libérer de leurs chaînes
Les pays à genoux sous la botte ennemie.

Vous avez oublié la violence et la haine

Mais n’avez pas écrit votre histoire à demi».

Commentait le vieux Chef de la nation indienne,
Immobile et crispé.
      
                                            
«Vous nous avez tout pris :
N
os forêts, nos rivières, nos montagnes, nos plaines...Et mon peuple se meurt, ruiné, anéanti.
Ici, courait le vent. La nature était reine.
Nos totems protégeaient nos chasses et nos tipis.Nos cœurs étaient en paix, nos dieux étaient amènesEt c’est les quatre saisons qui rythmaient nos vies.
Vous avez humilié et massacré sans gêne
Tous mes frères de race, de sang et de mépris.Votre cupidité, rapace et inhumaine,Gagne encore et enterre nos cœurs à Wounded Knee.
Aujourd’hui, les Apaches, les Sioux et les Cheyennes
Ont rejoint leurs ancêtres et sombré dans l’oubli.Il n’y a que les vieux, parfois, qui se souviennentDes espaces où, jadis, planait le Grand Esprit.
Nous étions si heureux, avant que se déchaîne
La horde de coyotes venus de vos pays.Nous avions notre histoire et il nous reste, à peine,Nos légendes qui meurent pour les Etats-Unis...»

Nina Padilha © 15/12/92 CHEZ CAMILLE CHAPEAU DE PAILLE

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : vos poèmes
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 17:43

 

 

 

 

La grincheuse

Nous oublions trop souvent que nous aussi, nous atteindrons le cap de la vieillesse,même si nous ne sommes pas très pressés d’y arriver voici un texte de Phyllie McCormack qui fait drôlement réfléchir sur le sujet.

Le poème qui suit a été écrit par une femme qui est décédée dans l'aile pour les personnes âgées de l'hôpital Ashludie, près de Dundee, en Écosse. Trouvé parmi ses effets personnels, il a tellement impressionné le personnel qu'on en a fait des copies qui ont été distribuées dans l'hôpital
et même en dehors des murs. 

Que voyez-vous, garde ! que voyez-vous maintenant ? Pensez-vous en me regardant, une vieille femme grincheuse, pas vraiment très futée, à l'allure incertaine et au regard absent ? Qui joue avec sa nourriture et ne répond jamais quand vous dites d'une voix forte: «j'aimerais que vous essayiez !» Qui ne semble pas voir les choses que vous faites, et perd toujours un bas ou une chaussure ?

Qui de gré ou de force, vous laisse toujours faire à votre guise le bain et les repas, pour remplir les longues journées ? Est-ce ce que vous pensez, est-ce ce que vous voyez ? Alors ouvrez les yeux, garde, c'est moi que vous regardez. Je vais vous dire qui je suis, assise ici immobile. Lorsque j'obéis à votre commandement, mange sur votre ordre...

Je suis une petite fille de dix ans avec son père et sa mère, des frères et des sœurs qui s'aiment les uns les autres;
 

Une jeune fille de seize ans qui a des ailes aux pieds, rêvant qu'elle rencontrera bientôt l'amour;

Une jeune mariée de vingt ans dont le cœur fait des bonds, se rappelant les vœux qu'elle a promis de respecter;

Vingt-cinq ans et j'ai déjà un enfant qui a besoin de moi pour vivre en sécurité et heureux;

Une femme de trente ans, mes bébés sont devenus grands, et ont tissé des liens qui devraient durer toujours;

À quarante ans, mes jeunes fils ont grandis et sont partis, mais mon homme est près de moi pour m'empêcher de pleurer;

À cinquante ans, encore une fois des enfants dans mes jupes, encore une fois, il y a des enfants autour de nous, les mauvais jours reviennent; mon époux est décédé, je regarde l'avenir, je frissonne de peur car mes enfants ont maintenant des enfants, et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus;

Je suis une vielle femme maintenant, et la nature est cruelle; quelle mauvaise plaisanterie que de laisser la vieillesse paraître folle, le corps s'écroule, la grâce et la vigueur s'estompent; il y a une pierre où j'avais un cœur.

Pourtant dans cette vielle carcasse vit toujours une jeune fille, et aujourd'hui encore, mon cœur amer se gonfle, je me rappelle les joies, je me rappelle les peines, j'aime la vie et je la revis à nouveau, je pense aux années, trop peu nombreuses, passées trop vite, et j'accepte la désolante vérité que rien n'est éternel, ouvrez vos yeux, garde ! ouvrez vos yeux et voyez, non pas une vielle femme grincheuse, regardez plus près, regardez-moi ! 

 

CAMILLE CHAPEAU DE PAILLE

 

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FIBROMYALGIE
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