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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:17
LA TRAVERSE EN FAUTEUIL ROULANT!

LES 3 BOUGIES LIBERTÉ AMNESTY INTERNATIONAL

La bougie Amnesty International reste le symbole de la lutte contre l'injustice. Peter Benenson, fondateur de l'association, avait souligné : « Cette bougie ne brûle pas pour nous, mais pour tous ceux que nous n'avons pas pu faire sortir de prison, tous ceux qui ont été battus avant d'être incarcérés, tous ceux qui ont été torturés, enlevés ou été victimes d'une "disparition". Voilà à quoi sert cette bougie...». Durée : 30 h env. Haut. 11 cm. Fabrication en Belgique.

Les 3 bougies écru/framboise/pourpre déclinent le mot Liberté en différentes langues et en lettres dorées. Pour les bougies me demander je les aient j'en garde un et je donne les deux autres gratuitement Camille

Après la traversée, des espoirs au point mort

Après une traversée éprouvant, Alan et Gyan sont maintenant bloqués en Grèce © Giorgos Moutafis/Amnesty International

[09/09/2016]

Chacun sanglé sur un flanc du même cheval,

Alan Mohammad, 30 ans, et sa sœur Gyan

28 ans, ont traversé des reliefs escarpés entre

l’Irak et la Turquie en février dernier.

Leur jeune sœur marchait devant, guidant

le cheval. Leur mère, leur frère et

une autre sœur suivaient, poussant de lourds

fauteuils roulants le long du sentier pentu et irrégulier.

Par Monica Costa Riba, chargé de campagne à Amnesty International

Alan et Gyan, tous deux enseignants, souffrent de dystrophie musculaire depuis leur naissance. Être mobile a toujours été un défi pour eux, mais lorsque les bombes et les mortiers du groupe armé

se faisant appeler État islamique (EI) ont secoué leur maison d’Hassaké,

dans le nord-est de la Syrie, la famille a décidé de quitter les lieux. Mais où aller ?

AGISSEZ POUR ALAN ET GYAN SUR TWITTER, PARTAGEZ CE MESSAGE DE SOLIDARITÉ :

Ils nous ont dit qu'ils avaient essayé à trois reprises de traverser la frontière pour passer

en Turquie mais que des policiers turcs avaient ouvert le feu sur eux. Ils ont alors emprunté

un autre itinéraire, en franchissant la frontière avec l’Irak. La famille a passé un an et demi

dans ce pays, jusqu’à ce que la progression de l’EI les pousse de nouveau à fuir.

Le père a alors poursuivi le périple avec la plus jeune sœur, et tous deux ont fini

par atteindre l’Allemagne.

J’ai rencontré Alan en juillet au camp de réfugiés de Ritsona, à environ 80 km d’Athènes.

"Le voyage a été très difficile. Il l’est pour les "personnes normales

Alors c’est un véritable miracle que des personnes handicapées y soient arrivées,

parce que toutes les frontières entre les deux pays [Irak et Turquie]

sont montagneuses."

Une fois en Turquie, ils sont parvenus à contacter un passeur, à qui chaque membre

de la famille a payé 750 dollars pour se rendre en Grèce. Ils ont expliqué que les passeurs

leur ont affirmé qu’il y aurait une trentaine de personnes à bord d’un bateau de neuf mètres

de long. Mais lorsqu’ils sont arrivés sur la plage, ils ont découvert que le bateau pneumatique

ne mesurait que six mètres de long et qu’une soixantaine de personnes réclamaient à cor

et à cris de monter à bord. Les passeurs ont dit à Alan et Gyan qu’il n’y aurait pas de place

pour leurs fauteuils roulants.

Ils n’ont eu d’autre choix que de laisser les fauteuils sur le rivage, puis avec l’aide de leur

famille ils se sont serrés avec les autres passagers sur le bateau.

Peu après le départ, le moteur a toussé et s’est arrêté, les laissant à la dérive

dans les eaux turques.

C’était terrifiant. Nous avons passé environ

quatre heures dans l’eau »

se souvient Alan. « Chaque fois que je regardais autour de moi

je voyais des bébés et des enfants pleurer [...]

Ma mère était sur le point de s’évanouir

et à un moment ma sœur m’a dit qu’elle ne

pouvait plus continuer.

Des personnes se trouvant à bord sont finalement arrivées à redémarrer le moteur

et ils ont continué leur traversée. Ils ont au bout du compte été secourus par les garde-côtes

grecs et emmenés sur l’île de Chios où Alan et Gyan ont pu bénéficier de fauteuils roulants.

Ils sont arrivés sur l’île le 12 mars, quelques jours avant l’entrée en vigueur

de l’accord UE-Turquie. Les frontières d’autres pays européens leur étaient désormais fermées.

Leurs espoirs de pouvoir rejoindre leur père en Allemagne étaient brisés et un rendez-vous

avec le Bureau européen d’appui à l’asile pour évoquer un regroupement familial ne

s’est jamais matérialisé. Au lieu de cela, la famille a été mise à bord d’un ferry vers

la Grèce continentale, puis a pris le bus jusqu’au camp de réfugiés de Ritsona.

Lire aussi : Quel accueil pour les enfants syriens ?

Ritsona est un camp ouvert isolé, situé sur une base

militaire abandonnée au milieu d’une forêt.

Les conditions matérielles sont difficiles ;

les températures durant la journée sont par exemple très élevées.

La nourriture servie est si mauvaise qu’une grande partie est jetée, ce qui attire des sangliers

. Le sol sablonneux et les racines qui affleurent rendent tout déplacement particulièrement

difficile pour Alan et Gyan, et avec l’hiver qui approche, les conditions risquent de se dégrade

r fortement.

Et pourtant, malgré ces difficultés, Alan reste positif. Il enseigne l’anglais dans une classe

improvisée sous une tente fournie par des organisations non gouvernementales,

et l’enthousiasme joyeux des enfants tranche avec les tristes conditions offertes par le camp.

La fermeture de la route dite des Balkans vers l’Europe du Nord et

le manquement des dirigeants européens à leur devoir de réinstaller et relocaliser l

es personnes en quête d'asile laissent près de 60 000 réfugiés et migrants bloqués en Grèce,

et dans un état de peur et d’incertitude constant. Pour Alan et sa famille, cela signifie aussi

qu’ils resteront séparés de leur père et de leur plus jeune sœur pour une durée indéterminée.

Mais Alan garde l’espoir que les choses changent.

"Ici nous avons des médecins et des enseignants. Nous avons quitté notre pays à

cause de la guerre. Je veux dire merci aux Européens qui veulent accueillir de

réfugiés. Et aux autres, n’ayez pas peur. "

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Published by Camille
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commentaires

LADY MARIANNE 10/09/2016 13:08

pas facile d'accueillir tout le monde vu nos finances-
déja pas mal de SDF dans nos villes ---
bonne journée Camille-
bisous-

Camille 10/09/2016 13:56

on ne demande pas de les accueillir ici mais de signer la pétition, ces jeunes en fauteuils méritent le respect

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