Je veux t’imaginer un instant doux, toi mon unique vie
Tel un personnage à la silhouette, presque trop floue
Mais je te convie à m’ouvrir tes bras, afin que je sourie
Et que tu m’emmènes alors, dans le voyage le plus fou.
J’ai besoin de toi, toi ma vie, qui coule dans mes veines
Susurre à mes oreilles, que l’instant sera sans crainte
Que tout au fond de moi, je saurai combattre mes peines
Je te supplie d’effacer dans mon cœur, mes plaintes.
Tu seras la source de mots qui me réchaufferont, certes
La sarabande présente devient plus paisible, sans dualité
Je ne ressentirai plus ce temps, comme une pure perte
Je sais bien, que je ne crois pas, en cette simple fatalité.
Mon cœur est en lambeau, meurtri par des pensées noires
Mais si j’arrive à me relever et à m’élancer sans impertinence
J’aurai gagné la bataille, qui me semble presque sans espoir
Et je plongerai dans la vie, avec une certaine insouciance.
J’aimerai hurler à la vie, si ce n’est à moi, ce profond désir
D’exister dans ce corps, qui m’échappe bien trop souvent
Campée sur mes deux jambes, je ne cherche pas, ou plus à fuir
Je me dois de vivre, dans l’idée même de ce temps si présent.
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