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1) Une femme à son mari :
"- Demain c'est l'anniversaire de nos 30 années de mariage.
Pour la circonstance, on pourrait tuer le cochon ?
- Pourquoi ? dit le mari, c'est pas sa faute !"
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3) Les mauvaises langues racontent que le pâtissier s'est fait une religieuse en un éclair que le poissonnier fait le maquereau avec une morue et que le volailler court toujours après ses poules mais qu'il y laisse des plumes ! Le charcutier n'est pas mieux loti : Le boucher s'est mordu la langue en taillant une bavette. On raconte aussi que le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant de la bière. Le cafetier a servi des demis à un jeune mousse A force de chanter, le vétérinaire a eu un chat dans la gorge ce qui lui a occasionné une fièvre de cheval. Quant au viticulteur qui prend de la bouteille, il a demandé qu'on lui lâche la grappe ! L'horloger n'est pas resté longtemps car depuis qu'il a perdu sa grande aiguille Cela ne s'arrange pas chez les autres commerçants….! Le boulanger, qui s'était fait rouler dans la farine, est maintenant dans le pétrin. L'électricien a été déclaré positif alors qu'il était neutre. Le plombier a pris la fuite en fumant un joint avec le couturier qui a choisi de monter un col plutôt que de traverser la Manche. Le cordonnier qui les accompagnait s'est fendu le cuir chevelu sur une route en lacets. L'épicière a pris une amande en passant à l'orange et son avocat s'est trouvé le bec dans l'eau en défendant cette cruche ! Maintenant, cela se gâte !.... Partis en vacances ensemble, le bijoutier a lâché une perle dans une rivière de diamants et le pharmacien s'est "emmerdé" au lac "Satif ". Le seul qui va bien, c'est un bûcheron qui est en permanence sous le charme en écoutant Dutronc ! En conclusion: Il faut être un facteur légèrement timbré pour prendre cette histoire au pied de la lettre. En fait, il n'y a que le coiffeur qui se barbe, à force de couper les cheveux en quatre.
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Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !
On voit s'ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d'or.
La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l'hiver, voici le froid !
Elles s'assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L'une dit : « Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !
« Tous les ans j'y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d'un boulet de canon. »
L'autre : « J'ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d'un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre
Sur le seuil, d'un rayon chauffé.
« J'entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi des flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. »
Celle-ci : « J'habite un triglyphe
Au fronton d'un temple, à Balbeck.
Je m'y suspends avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. »
Celle-là : « Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s'y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. »
La cinquième : « Je ferai halte,
Car l'âge m'alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l'eau bleue et le ciel bleu. »
La sixième : « Qu'on est à l'aise
Au Caire, en haut des minarets !
J'empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d'hiver sont prêts. »
« A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j'ai mon nid ;
J'en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d'un roi de granit. »
Toutes : « Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d'écume leur bassin ! »
Avec cris et battements d'ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.
Je comprends tout ce qu'elles disent,
Car le poëte est un oiseau ;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d'or, au printemps vert !
Théophile GAUTIER, Emaux et camées (1852)
PERE DE MES FILS
A travers moi tu as tout assouvi, mais tu m'as tout pris,
Non aucune rancœur, même si ce fut l'horreur.
Pas une minute tu ne me laissais pour respirer
et encore moins une autre pour me sauver.
Durant toutes ces années, je fus ton pion,
Toujours à ta disposition à ton image je devais avancer !
De ma liberté tu m'avais privée à cause de ma spontanéité.
Délicatesse n’était pas ta devise, mais tu n’as jamais voulu que l'on se
divise !
Chaque jour d'avantage, tu m'accablais et je devais pardonner.
Je ne fus que ton pantin, et jamais je n’ai eu le temps de souffler.
La perfection, je ne l'étais point, mais qui aurait pu vous supporter toi,
Tes pieds et tes poings ! Combien de pardons t’ai-je accordés ?
De toute façon, je n'avais que le choix de marcher au son de ton violon.
J’étais une poupée de chiffon, tu ne savais qu’hurler sur tous les
tons !
Moi qui n'était que douceur, j’étais devenu ton souffre douleur.
Devenue maître en l’art de cacher les marques, ma honte et mes douleurs !
Si ma vie fut un calvaire jamais mes ailes, ne te furent infidèles.
Ma raison, n’étais devenue que dérision, mon corps ton exutoire.
Très vite dans la fuite j’ai fermé ces cinq ans de terreur.
Ton seul but était de me dominer jamais tu n'as réussi à de changer !
A quoi bon t'en vouloir ?
Pourtant j’en aurai le pouvoir, toutes ces années ma vie n’a été qu’un carnage.
A quoi bon ressasser ce temps trépassé? Je fais ce que je peux pour tout effacer
Pas ou peu de bons souvenirs à part 2 tes fils qui m’ont aidé à tenir.
Pas de vengeance inassouvie, il me reste l'avenir qui déjà m’a sourit.
Avec Alain à petits pas je me reconstruis, et je sais que dans mon nouveau nid,
Mon esprit, est en paix et, ceci pour reste de ma vie.
16 décembre 2002