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Qui, mieux que moi peut dire ce qu’est la beauté de la vie
Je sais qu’il a existé ces années, de nombreux jours trop gris
J’ai eu l’occasion de voir la silhouette de dos de certains amis
Ceux qui m’ont trop dévisagé et n’ont pas vraiment compris.
Entre mes mains je tiens ma vie, que j’aborde avec bonheur
Je voudrais tant en quelques instants lui donner des couleurs
Qui effaceront un peu plus mes longues rivières de pleurs!
Qui ont fait battre la chamade si forte à mon pauvre cœur!
Mon corps tordu par la douleur en garde toute la mémoire
Celle qui engendre mon ennemi quand vient enfin le soir
Celui qui m’enveloppe dans un immense manteau noir
Mais je n’ai pas d’épée magique, pour combattre ce cafard.
Mon âme voudrait me quitter pour éviter mes souffrances
Mais elle ne peut pas traverser le couloir de l’errance
Car ma vie n’est pas le synonyme d’une lourde sentante
Et je ne sais pas encore cultiver, cette douce insouciance.
Pourtant Dieu m’en est témoin, je redécouvre cette beauté
Du moment dans lequel, je me plonge avec une part de sérénité
Je regarde devant moi, marchant sur ce chemin, vers ma destinée
Je n’ai que mon espoir naissant qui puisse m’accompagner.
Un jour cette vie de douleurs s’arrêtera
Je pourrais enfin déposer
Mon corps si las
Dormir enfin!me reposer
Je te demanderais sans doute
Avec une petite voix
je t’en prie, prends-moi
Doucement dans tes bras.
Mon cœur, j’en suis sûre
Pourra alors s’éteindre
Et toi, tout près de moi,
Tu pourras m’étreindre
C’est ton visage, que je voir
Avant de m’éteindre
Je te fais la promesse,
De ne pas geindre.
Tu prendras ma tête dans tes mains,
Libérant mon esprit
Tu m’aideras à quitter
Sereinement ma vie
À ce moment là,
Tu n’auras plus de souci
Mon corps se détendra jusqu’à la fin
Tu m’aideras à franchir
Ce temps sans lendemains
Ce sera le dernier instant
De nos chemins communs
Tu me serreras très fort,
En me tenant par la main.
Mon âme dansera de joie,
Remplie de liberté
Avec soulagement elle quittera,
Ce corps usé par ces années
Mon dernier regard te fera comprendre
Combien tu es aimé.
Pour toujours définitivement,
N’oublie jamais !!
Alors que ses parents étaient partis en vacances depuis une semaine,
yann, 8 ans, qui était chez-moi, commençait à s'ennuyer un peu.
J'aimerais tellement revenir dans le ventre de
ma mère...
J'me demande où j'étais, moi, avant d'être dans le ventre de ma mère..."
J'aurais pu lui répondre: Tu étais avec ton père !
Mais j'ai laissé à mon grand fils de 7 ans,Pascal, répondre
à cette question scientifique :
Ben voyons, tu savais pas ça ? Tu faisais la course !"
Quelle course ? "
Ben oui, t'étais un spermatozoïde,
pis tu faisais la course avec des millions d'autres spermatozoïdes.
Toi, tu as choisi le bon chemin pour trouver l'ovule de ta maman, pis t'as gagné la course !
T'as gagné tu comprends ? On vient au monde parce qu'on a gagné ! "
J'ai gagné la course ? Il était tellement content que je n'ai pu m'empêcher d'ajouter :
Ben oui, t'as gagné là course : Si tu avais pas gagné, tu serais peut-être une fille...
ou t'aurais peut-être les cheveux noirs et les yeux bleus ! ...
Ça veut dire que je suis un gagnant ? Et Pascal de renchérir :
T'es un gagnant, j'suis un gagnant, tout le monde sur la terre, on est tous des gagnants!!!
Et dire que certaines personnes ne se considèrent pas chanceuses !
Une chance sur plusieurs millions... Imaginez !
Histoire vrai vécue avec mon fils Pascal et son copain
pendant les vacances de Pâques en 1976