Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 11:19

 

Je ne suis qu'une femme, qu'une pauvre femme.
Aide-moi à croire à ce que je peux être, et ce que je suis
Montre-moi le chemin pour progresser
Mon Dieu, pour mon bien
Guide-moi toujours un jour à la fois

Un jour à la fois, ô mon Dieu
C'est tout ce que je demande
Le courage de vivre, d'aimer
D'être aimé, un jour à la fois


Hier, c'est passé, ô mon Dieu
Et demain ne m'appartient pas
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui
Guide-moi un jour à la fois


Tu m’as distribué : la vie, la santé
En toutes tes bontés pour l'humanité
Une voix pour chanter, une âme pour aimer
Aide-moi à vivre, oui, aide-moi à aimer

Adaptation d’une chanson : Un jour à la fois

camille%20chapeau

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : FIBROMYALGIE
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 10:59

Dégénérescence maculaire

 

 

Comme son nom l'indique, cette affection de l'oeil résulte de la détérioration de la macula, une petite zone de la rétine située au fond de l’oeil (voir l’illustration). La dégénérescence maculaire entraîne une perte progressive et parfois importante de la vision centrale, qui devient de plus en plus floue.

La dégénérescence maculaire touche surtout les personnes âgées de 55 ans et plus. On la désigne alors par l’expression dégénérescence maculaire liée à l'âge ou DMLA.

Il existe une forme héréditaire de cette maladie, qui se transmet par les gènes : la maladie de Stargardt. Celle-ci se déclare durant l’enfance ou l’adolescence. Dans cette fiche, il n’en sera pas question.

Il n’existe malheureusement pas de traitement qui permet de réparer les dommages à la rétine causés par la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Toutefois, il y a moyen d’empêcher que la maladie ne progresse.

Causes

Un ensemble de facteurs peuvent causer la dégénérescence maculaire. L’âge est le plus important facteur de risque. Avant 55 ans, la dégénérescence maculaire liée à l'âge est rare. Cependant, au-delà de 75 ans, près de 10 % des personnes seraient atteintes d’une forme avancée de la maladie, qui occasionne une perte partielle de la vision centrale1. Les personnes qui ont des antécédents familiaux de dégénérescence maculaire sont aussi plus à risque.

Le tabagisme est un autre facteur de risque important : comparativement aux non-fumeurs, les fumeurs courent de deux à trois fois plus de risques d'être un jour atteint de cette affection. Par ailleurs, tout ce qui entrave la circulation sanguine vers les tissus de l’oeil augmente le risque. C’est le cas de l’hypertension et de l’hypercholestérolémie.

Des chercheurs ont émis l’hypothèse qu’un processus inflammatoire pourrait contribuer à l’apparition de la dégénérescence maculaire. En effet, une étude cas/témoin menée auprès de 900 personnes (certaines souffrant de problèmes visuels, d’autres non) laisse croire qu’il y aurait une corrélation entre le taux sanguin de protéine C réactive, un marqueur d’inflammation, et la dégénérescence maculaire2.

Types

  • La dégénérescence maculaire liée à l'âge sèche. Appelée aussi dégénérescence maculaire liée à l'âge atrophique ou non néovasculaire, c'est la forme la moins grave et la plus fréquente de dégénérescence maculaire. Elle évolue sur plusieurs années. 
    En temps normal, les cellules sensibles à la lumière, situées dans la macula (voir le schéma ci-dessus) et nécessaires pour bien voir, se renouvellent constamment. Les cellules mortes sont immédiatement évacuées sous la rétine. Chez les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, les cellules mortes de la macula s’accumulent. Celles-ci sont peu à peu remplacées par du 
    tissu cicatriciel. Les vaisseaux sanguins parviennent donc plus difficilement à irriguer la macula, étant donné cette barrière. Cela peut prendre un certain temps avant que la vue soit altérée. 
    Toute dégénérescence maculaire liée à l'âge débute par la forme sèche avant d'évoluer, chez environ une personne sur dix, vers la forme humide.

  • La dégénérescence maculaire liée à l'âge humide. Appelée aussi exsudative ou néovasculaire, cette forme de dégénérescence maculaire est en quelque sorte une aggravation de la forme sèche. Elle se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux sanguinsdans la choroïde, sous la rétine. Du sang ou d'autres fluides peuvent s'en échapper et endommager davantage la macula. Elle entraîne une perte de vision plus rapidement que la forme sèche, parfois en quelques jours ou semaines. 
    La forme humide peut mener à la perte complète de la vision centrale. On ne comprend pas bien ce qui provoque la formation de ces vaisseaux sanguins. L’accumulation de cellules mortes (de la macula, tel qu’expliqué précédemment) pourrait avoir pour conséquence d’interrompre le flux sanguin dans la choroïde. Pour compenser, de nouveaux vaisseaux se formeraient.

Évolution

Dans le cas de la forme sèche, plusieurs personnes conserveront néanmoins une bonne vision toute leur vie ou perdront progressivement leur vision centrale. Cette forme de dégénérescence maculaire est incurable. Par contre, on peut ralentir son évolution par la prise de certaines vitamines antioxydantes et la pratique d’exercice physique.

Dans le cas de la forme humide, les sujets risquent de perdre rapidement leur vision centrale. Heureusement, il existe plusieurs traitements pour soigner la forme humide. Comme la maladie peut rester asymptomatique pendant longtemps, cela pourrait retarder le diagnostic et donc le traitement - ce qui risque de réduire son efficacité.

Dégénérescence maculairePour les deux formes de dégénérescence maculaire liée à l'âge, la vision peut baisser dans un oeil et se maintenir dans l'autre durant des années. Étant donné qu'un oeil compense pour l'autre, la personne pourrait donc ne noter que peu de changement, même aucun. Lorsque l'autre oeil sera atteint à son tour, la vision globale commencera à se détériorer.

Cette maladie ne provoque jamais de cécité totale puisque la vision périphérique reste intacte.

Symptômes

haut 

D'abord asymptomatique, la maladie évolue jusqu'à donner lieu à des symptômes qui varient en fonction de la gravité de la maladie, mais qui n'occasionnent pas de douleur.

  • Un besoin d'accroître l'intensité lumineuse pour la lecture ou pour un travail de précision.

  • Une vision centrale de plus en plus floue ou embrouillée, qui se remarque davantage à la lecture.

  • Une adaptation lente après un éblouissement par une lumière vive ou lorsque la luminosité baisse soudainement.

  • Une perception altérée des couleurs : elles paraissent plus ternes et difficiles à distinguer.

  • Une distorsion des lignes droites en cas de dégénérescence maculaire humide, de proche et de loin.

  • Au stade le plus avancé, une petite tache sombre au centre du champ visuel, une difficulté à reconnaître les visages et, parfois, des hallucinations visuelles (des formes géométriques, des animaux, des visages déformés, etc.).

  • Personnes à risque

haut 

  • Les personnes ayant 55 ans et plus.

  • Les personnes qui ont déjà souffert d’un problème vasculaire, comme un infarctus du myocarde, une crise d’angine ou un accident vasculaire cérébral.

  • Les personnes qui ont des antécédents familiaux de dégénérescence maculaire. Si l'on est parent au premier degré d'une personne atteinte d'une dégénérescence maculaire de forme humide, on court trois fois plus de risques d'en être victime à son tour.

  • Les personnes ayant un autre problème oculaire : hypermétropie, myopie prononcée.

  • Les femmes. La maladie est légèrement plus répandue chez les femmes que chez les hommes. Comme elles vivent plus longtemps, elles risquent davantage d'en être atteintes durant leur vie.

  • Les personnes aux yeux clairs.

Facteurs de risque

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  • Le tabagisme. Les fumeurs courent de deux à trois fois plus de risques.

  • L’hypertension artérielle.

  • L’hypercholestérolémie.

  • L’obésité augmenterait le risque d’aggravation de la dégénérescence maculaire liée à l'âge.

  • Une exposition prolongée aux rayons ultraviolets du soleil sans protection des yeux, possiblement. Il s’agit d’une hypothèse qu’il reste à vérifier.

Prévention

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Mesures de dépistage

Examen de la vue. Toute personne âgée de 45 ans et plus devrait passer un examen complet de la vue, incluant le test de la grille d'Amsler. La grille d'Amsler est un tableau quadrillé au centre duquel se trouve un point. Elle permet d'évaluer l'état de la vision centrale. On fixe d’un oeil le point central du quadrillé : si les lignes paraissent floues ou déformées, ou que le point central est remplacé par un trou blanc, c’est un signe de dégénérescence maculaire liée à l'âge. Pour se procurer ce test très simple, consulter le site de l’Alliance Internationale de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (dans la section Sites d’intérêt). On peut imprimer la grille et faire le test soi-même à la maison, ou encore utiliser une simple feuille quadrillée dont les lignes sont foncées.

En cas de diagnostic précoce de la maladie, il est recommandé de faire le test de la grille d’Amsler une fois par semaine et d’informer son ophtalmologiste de tout changement dans la vision.

La fréquence de l’examen de la vue recommandée varie en fonction de l’âge :
- chez les 50 ans à 65 ans : tous les deux à cinq ans (idéalement, une fois par an en cas d'antécédents familiaux);
- chez les 65 ans et plus : une fois par an.

 

Mesures préventives de base

Cesser de fumer

Cela contribue à prévenir l’apparition et la progression de la dégénérescence maculaire. Letabagisme altère la circulation sanguine, y compris dans les petits vaisseaux de la rétine. Éviter aussi l’exposition à la fumée secondaire.

Adapter son alimentation

  • On recommande aux personnes à haut risque de manger davantage d’aliments riches en antioxydants. Les antioxydants protègeraient la rétine. En premier lieu, s’assurer que l’on consomme suffisamment de fruits et légumes frais. Voir notre fiche Guide alimentaire canadien pour connaître le nombre de portions recommandé par jour, selon l’âge.
    Des études épidémiologiques tendent à montrer qu'une consommation importante d'aliments riches en 
    lutéine et en zéaxanthine abaisse le risque d'être atteint de dégénérescence maculaire3. Les légumes vert foncé tels que le brocoli, les épinards et le chou vert, renferment de la lutéine.

  • La consommation de baies - bleuetsfraisesframboisescerises, etc. - est conseillée puisqu’il s’agit de bonnes sources d’antioxydants.

  • Les oméga-3, que l’on retrouve surtout dans les poissons d'eau froide (saumon, maquereau, sardine, etc.), pourraient réduire le risque d'être atteint de dégénérescence maculaire liée à l'âge.

  • Les gras saturés contribuent à la formation de plaques de lipides sur la paroi des artères. Il est donc conseillé de consommer avec modération des aliments à haute teneur en gras saturés. Ceux-ci proviennent du règne animal (beurre, crème, saindoux ou graisse de porc, suif ou graisse de boeuf, graisse d’oie, de canard, etc.) ou végétal (huile de noix de coco, huile de palme).

  • Éviter le plus possible de manger des aliments qui sont passés sur le gril, puisqu’ils ont un effet pro-oxydant.

Faire de l’exercice physique

Pratiqué régulièrement, l'exercice physique améliore et protège la santé cardiovasculaire, ce qui permet aussi de prévenir la dégénérescence maculaire.

En outre, pour les personnes déjà atteintes de dégénérescence maculaire liée à l'âge, s’adonner plus de trois fois par semaine à un exercice physique d’intensité modérée, comme la marche rapide, le jogging ou le vélo, ralentit la progression de la maladie d’environ 25 %4.

S’occuper de ses problèmes de santé

Bien suivre son traitement si l'on souffre d'hypertension ou d’hypercholestérolémie.

 


Traitements médicaux

haut 

Les dommages déjà causés sont irréversibles. C’est pourquoi il est important de détecter la dégénérescence maculaire le plus tôt possible. Ainsi, cela permet de préserver un maximum de vision.

Pour la forme sèche

Aucune intervention ne peut traiter cette forme de la maladie. Cela dit, la prise de suppléments devitamines antioxydantes peut ralentir sa progression. (Ces vitamines n’ont pas d’effet préventif si on n’a pas la maladie.) Depuis la publication des résultats de l’étude AREDS (voir ci-dessous), en 2001, les médecins recommandent à leurs patients atteints de dégénérescence maculaire sèche de prendre chaque jour un supplément qui renferme des vitamines antioxydantes, des minéraux et d’autres substances antioxydantes, comme de la lutéine. On en trouve en pharmacie sous les marques suivantes : ICaps®, Macuvision®, Ocuvite PreserVision®, Super Vision® et Vitalux Areds®. Ces suppléments ne sont pas remboursés par le régime public d’assurance médicaments (au Québec).

Des recherches sont en cours afin d’améliorer le traitement de la dégénérescence maculaire sèche. Par exemple, des essais cliniques ont évalué l’intérêt d’employer un traitement au laser à faible intensité pour ralentir la progression de la dégénérescence maculaire sèche16. Cette méthode s’est malheureusement avérée inefficace.

Diverses mesures d'adaptation (lunettes adaptées, loupes, etc.) aident à mieux fonctionner au quotidien. 

 

Avec cela en plus, vous ne trouvez pas que j'ai gagné le pompom comme quand nous étions petites sur les manéges, je le gagnais souvent,peut  être pour me préparer à cela!

 

Bonne journée mes aminautes et bonne fin de semaine

titi et moi a digne

 


Par Camille - Publié dans : INFOS TOUS AZIMUTS - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 17:38
«Ils vous disent: ‘‘On a le nez sur le guidon, on sait qu’on va dans le mur,<br /> et on pédale de plus en plus vite.” Ils le savent, mais ils disent qu’ils ne peuvent pas s’arrêter.»<br />
Photo : SOURCE JEAN-LUC PERTINI
«Ils vous disent: ‘‘On a le nez sur le guidon, on sait qu’on va dans le mur,
et on pédale de plus en plus vite.” Ils le savent, mais ils disent qu’ils ne peuvent pas s’arrêter.»
«Aujourd'hui, on applique le modèle Wal-Mart où les seuls gagnants sont les actionnaires»Il y a des blessures qui nous en apprennent autant, sinon plus, sur le monde dans lequel on vit que sur les individus qui les portent, dit le «sociologue clinicien» Vincent de Gaulejac. La détresse grandissante des travailleurs nous dit comment les modèles de gestion en vogue, les valeurs néolibérales et la financiarisation de l'économie sont en voie de transformer le travail en torture.

Bien des cas d'épuisement professionnel, de dépression, et même de suicide s'avèrent plus que de simples problèmes individuels. Ils sont les symptômes des maux du monde du travail et de la société tout entière, dénonce le «sociologue clinicien» français Vincent de Gaulejac.

Déjà l'auteur de plus d'une quinzaine d'ouvrages, le professeur et directeur du Laboratoire du changement social de l'Université de Paris 7-Diderot a commencé son nouveau livre lors de la récente série de suicides qui a secoué des entreprises françaises comme Renault et France Télécom.

«Les derniers messages laissés par ces gens disaient tous deux choses. D'abord: mon suicide est directement lié à mes conditions de travail et à leur violence. Ensuite: puisque mon travail et ma vie n'ont plus de sens, qu'au moins ma mort serve d'exemple, qu'ils se rendent compte que ce n'est plus possible de continuer comme cela», a expliqué en entrevue au Devoir il y a quelques semaines l'auteur de Travail, les raisons de la colère (Seuil), qui arrivera en librairie la semaine prochaine.

Le paradoxe, dit-il, est que ce mal-être individuel de plus en plus répandu dans l'ensemble de la société arrive à un moment de l'histoire où l'on n'a, proportionnellement, jamais consacré aussi peu d'années de sa vie au travail et que celui-ci n'a jamais été aussi peu pénible physiquement. «Mais subjectivement, le travail est devenu une préoccupation essentielle de l'existence, au point où les gens ne pensent plus qu'à cela.»

La révolution managériale

Cette transformation de notre rapport au travail s'est graduellement opérée en même temps que les compagnies ont entrepris, sous l'impulsion des gourous de la gestion et de la montée des valeurs néolibérales, ce qu'on a appelé la «révolution managériale» et qui était censée réconcilier l'homme et l'entreprise. C'est à l'époque où l'on a remplacé les anciens bureaux de service du personnel par de rutilants départements des «ressources humaines». «Il était question de flexibilité du travail, d'approche individualisée, d'avancement au mérite... Même la gauche n'y a vu que du feu», rapporte Vincent de Gaulejac, qui suit ce phénomène depuis une première recherche chez IBM dans les années 70.

Chaque fois, le travailleur est amené à confondre son propre intérêt avec celui de l'entreprise. Son labeur et ses succès professionnels sont vus comme autant de chances de réalisation et de dépassement de soi. Les ordinateurs, les téléphones intelligents et autres nouvelles technologies de l'information apparaissent comme de fantastiques moyens de travailler où et autant qu'on le veut. «Vous pouvez apporter votre bureau partout. Tu travailles comme tu veux à condition que tu atteignes les objectifs qu'on t'a fixés. Quelqu'un m'a résumé cela, un jour, en disant: je suis exploité de façon agréable.»

Si une augmentation du rendement peut valoir des primes et des promotions, elle se traduit souvent aussi par une augmentation de ses cibles et une réduction des effectifs pour les atteindre. Dès qu'un employé montre des signes de fatigue, à 50 ans ou même à 40 ans, il est rapidement mis sur une voie de garage pour laisser la place à des jeunes plus dynamiques, plus performants.

Ce modèle, écrit Vincent de Gaulejac dans son ouvrage, amène partout la même «compétition intense entre les travailleurs, qui auraient [pourtant] tout intérêt à collaborer et à affirmer une solidarité. Il favorise une individualisation de plus en plus mortifère, il engendre une soif inassouvie de reconnaissance, il suscite une lutte des places épuisante et permanente.»

Seul

Le travailleur qui n'arrive pas à soutenir ce rythme ou qui se fait mettre de côté est laissé seul avec sa souffrance. «Avant, un travailleur qui avait des problèmes pouvait en parler à ses collègues, ce qui permettait de socialiser ces problèmes, de les dépsychologiser, explique Vincent de Gaulejac en entrevue. Aujourd'hui, il ne peut plus faire cela parce que, dans une culture de performance, c'est le meilleur moyen d'être mis en quarantaine. Alors, on souffre en silence.»

Ce modèle de gestion n'est pas seulement appliqué dans les entreprises privées, poursuit-il. On l'applique de plus en plus aussi dans les autres secteurs de la société, y compris ceux qui se prêtent le moins facilement à une évaluation comptable de la performance, comme la santé, l'éducation ou l'aide aux personnes en difficulté. «Tout ne se mesure pas en unités produites et en profits. Et si vous vous entêtez quand même à essayer de le faire, cela mène à une perte de sens pour vos employés.»

Cette philosophie de gestion, devenue valeur de société, se retrouve aujourd'hui partout, y compris dans les familles, se désole l'expert. «On le voit à l'angoisse des parents qui veulent que leurs enfants soient performants sur tous les registres: scolaire, sportif, artistique. C'est partout le même discours: les possibilités sont infinies, mais si tu te plantes, c'est de ta faute.»

Les gens se rendent de plus en plus compte, pense Vincent de Gaulejac, qu'ils ne sont pas fous et que cette situation ne peut pas durer éternellement. «Ils vous disent: on a le nez sur le guidon, on sait qu'on va dans le mur et on pédale de plus en plus vite. Ils le savent, mais ils disent qu'ils ne peuvent pas s'arrêter.»

Gagnant-gagnant-gagnant

La solution, dit le sociologue clinicien, est de commencer par reconnaître que leur problème n'en est pas toujours un de nature individuelle, et, au lieu de leur prescrire des médicaments, on ferait parfois mieux de se pencher sur l'organisation de leur travail.

Les entreprises devront aussi, tôt ou tard, se rendre compte de l'impasse dans laquelle les mène à long terme leur mode de gestion et redécouvrir les vertus de cette idée, développée avec le taylorisme, que leurs activités devraient profiter équitablement aux actionnaires, aux employés et aux clients. «Aujourd'hui, on applique le modèle Wal-Mart, où les seuls gagnants sont les actionnaires.»

Pour y arriver, il faudrait, entre autres, que les collègues des sciences de la gestion cessent enfin de se voir comme les conseillers personnels des présidents de compagnie et reprennent leur rôle d'observateurs rigoureux de la vie en entreprise.

À terme, Vincent de Gaulejac voudrait que l'on «inverse la vision du "facteur humain" en considérant que l'humain n'est pas une ressource pour l'entreprise, mais que c'est l'entreprise qui devrait être une ressource au service d'une finalité: le bien-être individuel et collectif».

De Saïgon à Guyancourt

L'auteur commence son livre en racontant l'histoire de ces moines bouddhistes qui s'étaient immolés durant la guerre du Vietnam. L'ancien secrétaire à la Défense américain Robert McNamara avait dit, des années plus tard, que ces suicides avaient à l'époque tellement frappé les esprits qu'ils avaient marqué le début de la défaite des États-Unis.

«Nous sommes actuellement en guerre, lâche en cours d'entrevue Vincent de Gaulejac. Une guerre économique contre la mondialisation. Il faudrait, d'une certaine façon, que des suicides comme ceux qu'il y a eu chez Renault et France Télécom aient le même effet que ceux de ces moines bouddhistes vietnamiens, ou de ce vendeur de fruits tunisien dont la mort a déclenché le "printemps arabe".»
Par Camille - Publié dans : INFOS TOUS AZIMUTS - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 17:02

 

 

 

 

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Ne comprenez vous pas que ce que je suis n'est plus rien

Ne voyez vous pas que ce que je fais n'apporte vraiment rien

j'ai toujours voulu faire quelque chose de ma vie

Maintenant papillon de nuit je me cogne aux vitres de la nuit

 

A qui cela va servir quand vieille et malade je serai enfin parti

pour qui pourrais je être utile maintenant dans cette vie

j'aimerai être déjà très vieille pour enfin connaître la paix

souhaitant que mes cendres fassent d'un rosier le plus envie

 

Laissez moi partir, je n'en puis plus. Laissez moi je vous en supplie

mon corps au moins servira à des personnes ayant besoin de moi

Pour des personnes qui les auront, mes organes ne mourront pas

Ce serait merveilleux de partir sachant que des gens resteront en vie

 

Mais non, ici s' il est interdit de partir, il y a obligation de souffrir

envers en contre toute ma volonté me voilà clouée sur ce lit

contre ma volonté je dois sourire,afin que sur mon mon visage on ne le lis

Mais m'a t on demandé un jour si j'aimais cette vie,et voir mon mari souffrir

 

Alors encore une fois je vous demande, non je vous supplie de toute mon âme

Laissez moi partir,pas pour moi,je ne suis plus rien, pour ne plus le voir souffrir

Il n'a pas demandé non plus à terminer sa vie a s'occuper de moi,ne plus oser sortir

Laissez lui sa liberté de sortir il sera accompagné par l'amour immense de mon âme

 

85467688 

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FIBROMALGIE: REAGISSEZ
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 15:19

 

 

 

 

 

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Aimer ne consiste pas à donner, à posséder

A s'imposer à la personne aimée.

Aimer veut dire que l'on accueille,

Sans défense, l'autre qui viens à soi.

En revanche, dans l'amour vrai.


 

Parce que l'autre se présente à vous sans défense

VOICI QUELLES SONT LES GRANDES CHOSES DE LA VIE À RETENIR:

L’essentiel : Aimer et être Aimer.

L'important : Apprécier ce que l'on fait.

Un grand don : Consoler

L'objectif idéal : Le progrès.

Le besoin principal : La liberté.

La plus belle image : La paix.

 

      FAMILLE GOUILLIART 014

 


Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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