Histoires véritables et amusantes

Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 19:30

 

 

 

 

 

  

La seringue a tué le rire

Plus d'une fois j'ai pensé atteindre la rive, chaque fois je suis retombé ; sur mon bras droit est tatouée une seringue. Mon esprit est marqué.
Combien d'années ont passé depuis que j'ai, mon sac de couchage sous le bras, fermé la porte de ma maison, depuis que j'ai fumé ma première pipe de hachisch ? Quatre, cinq ? 
Je ne veux pas y penser ! Je veux oublier !

Quelques amis ont essayé de m'aider, puis sont repartis. Que pouvaient-ils faire ? Je ne vois pas la lourde porte de ma prison ni les barreaux à ma fenêtre. Quelque part dehors, dans Oslo qui se réveille après un long hiver, mon fils et ma femme m'attendent.

Je rêve ! Des images défilent devant mes yeux, des souvenirs... Paris, l'Afrique, le hachisch, puis, en relief, une seringue, Istamboul, l'opium, Téhéran, l'héroïne... 
Tout est vague ! 
Une seringue à mort lente ! 
Ai-je vingt et un ans ou un siècle ? 
La seringue a tué le rire.

La prison ne m'a pas changé. Souvent j'y ai séjourné, puis je suis reparti, de ville en ville, de pays en pays, pour fuir l'obsession. J'ai tenté avec violence de toucher la rive sans jamais y parvenir. Un jour je suis retourné à la maison, les bras percés, et lentement j'ai guéri. C'est très loin.

Le brouillard se dispersait, je suis reparti, mes vieilles bottes aux pieds, retrouver les amis de la dernière heure. 
Les amis ? Non, la seringue ! 
J'ai renié mes amis. J'ai renié jusqu'à l'idée de l'amour. 
J'ai renié la vie. J'ai vécu frileux et caché, sans lever la tête, une seringue dans la poche. Des jours, des années !

Puis le soleil délicatement est venu sur mon couvre-lit à la clinique de Cery. Les semaines ont passé, j'ai refait mes premiers pas, le voile se levait mais des périodes sont restées obscures, puis j'ai pu rentrer chez moi quelques heures, avant de repartir. 
J'avais été expulsé !

La route, un cahier de vers dans la poche, un livre de Nerval, les nuits dans les villes étrangères... sans fin... Dans un parc d'Oslo, j'ai rencontré une jeune fille merveilleuse avec un enfant.

La veille de notre mariage j'ai été arrêté une fois de plus pour possession illégale de stupéfiants. Les journées passent, les semaines aussi. 
Dehors on m'attend. 
Deux fois par semaine elle vient me voir dix minutes, un geôlier me conduit au parloir... 
Encore une fois je vais essayer, je ne suis pas seul, et je lui dirai : Voilà, cette fois j'y arriverai !

Combien d'années ont passé ? 
J'aimerais que cette lettre soit publiée. Si d'autres peuvent ainsi éviter cette voie, tout n'aura pas été inutile.

                                                Anonyme, Prison d'Oslo, le 31 mai 1970

Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : Vos blogs
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Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 16:18

 

 

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Vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même façon.

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu'elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l'amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d'eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l'eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis, elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit : "Dis-moi, que vois-tu?"

"Des carottes, des oeufs et du café", répondit sa fille.

La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu'elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un oeuf et observa qu'il était cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, "Qu'est-ce que ça veut dire maman?" 
Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l'eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L'oeuf était fragile avec l'intérieur fluide. Mais après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

"Lequel es-tu?", demanda la mère à sa fille. "Lorsque l'adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café?"

Penses-y?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l'adversité devient molle et perd sa force?

Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur? 
Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur?

Ou suis-je comme un grain de café? Le grain change l'eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l'adversité? Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?

MOOI2003Camille

Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : la communauté de la gentilless
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 14:54

 

 

 

 

roses blanches sur le rosier

 

 



Un mot magique que les hommes et les femmes
Ont depuis des siècles prononcés.
Mythique, on le connaissait déjà dans l'Égypte ancienne.
Les Dieux en avaient même une divinité. La beauté un mystère,
Que les marchands de rêve ont su exploiter, en nous vendant ses secrets qu'elle soit fascinante, naturelle troublante où même sophistiquée, elle a sans cesse fait parler d'elle.
BEAUTE D'UN CORPS aux formes généreuses, on recherche toujours
Plus de remèdes pour être belle, très belle les dames en sont de grandes dévoreuses.
BEAUTE NATURELLE, que nous offre un paysage, c'est encore sublime
Même après cent ans d'âge !cela ne coûte rien et produit beaucoup de bonheur à celles et ceux qui savent regarder et voir les beautés qui nous sommes données gratuitement par la nature
BEAUTE PROFONDE, que celle d'un texte ou d'une œuvre, je suis émue en regardant la Joconde, ou projetée dans le contexte d'un livre écrit si subtilement.
Qu'il me laisse à réflexion, à méditation, ce n'est qu'enchantement !
BEAUTE EPHEMERE, que celle du papillon qui ne vit que quelques jours,
Et nous fait miroiter d'un battement de ses ailes finement ciselées,
La palette de ses couleurs primaires, jaune, bleu, blanc, et noir pour le contour.
BEAUTE FASCINANTE, que celle d'un visage qui révèle la perfection de chaque trait pas besoin d'une crème anti-âge
Un teint de porcelaine tout est parfait aucun défaut
Même la moindre touche de maquillage serait de trop
GRANDE BEAUTE, que celle d'un animal
Rien n'a été rajouté, Qu’il soit un chien ou un chat, la nature lui a donné Toutes les raisons d'avoir le premier prix. Il en sera le lauréat.
BEAUTE INALTERABLE, que celle du cœur, que l'on devine au travers d'un regard rempli d'émotion.
Les yeux sont le miroir de l'âme, ils reflètent amour, tendresse sensibilité, et affection.
Cette beauté là elle est inébranlable ! C'est la beauté plus que parfaite,
La beauté VRAIE, la beauté qui dure!
LA BEAUTE, un mot qui n'a pas fini de faire dire et de faire créer, de faire dépenser risque à se ruiner pour un nez !
Dans les siècles à venir.

 

Changer notre visage notre corps, ne changera pas notre cœur ou ce que nous sommes! Par contre faire un peu d'efforts pour garder un corps en pleine forme, cela nous le devons aux nôtres, à celui ou celle qui vit avec nous, et surtout nous nous le devons à nous!

Le 15/05/2002

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Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : les poètes d'abord...
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 17:16

Bonjour les copines et les nouvelles et nouveaux et je suis heureuse d'accueillir.

Certaines des anciennes sachant que j'avais été une chanteuse yéyé dans les années 1962 à1966 ont  souhaité voir des photos et que je raconte mon histoire.

Et bien vous allez être gâtés car la voici toute nue devant vous,(sic) avec des photos, mais pour les photos il faudra me pardonner les coupures de journaux plus nombreuses que les photos passent très mal au scanner donc j'ai fait ce que j'ai pu. C'est parti!

 

FAMILLE GOUILLIART 028

 A l'époque je me faisais défriser les cheveux et c'est dans le jardin de mon papa


que 

la photo a été prise

 

toute petite je chantais et écrivais des paroles de Sœur Marie Agnès mettait en musique, puis la chorale et la messe de minuit ou j'avais le rôle soliste, sa caillait derrière, on nous entendait mais on ne nous voyais pas, toujours cette élevage judéo-chrétien être humbles ( ouais) Après je me suis tirée de la chorale que mon oncle dirigeait disant que mes cours me prenaient du temps, ce qui était vrai. Mais j'avais des vues sur autre chose de plus ludique.

A 15 ans nous avons avec quelques jeunes, catho issus des mêmes styles de famille, fait le blocus sur les marches de la mairie pour avoir une maison des jeunes ou tous pourraient s'exprimer sans avoir les parents derrière! Nous étions si je nous compare aux jeune des maintenant de petits anges (ouais ouais). Avec une amie nous avons commencé à donner des petits récitals des chansons du moment, puis (alors là j'ai un gros trou) nous nous sommes retrouvées avec des choristes et des musiciens tous ayant des prix de conservatoire!

premiere prestation du groupe des filles 3

Ne cherchez pas je ne comptais pas les mouches mais j'avais tellement eu l'habitude de lever la tête pour voir le chef de coeur que c'était devenu instinctif,  mais après cela a changé donc première photo du groupe de filles

La maison était bien mais les planchers étaient en bois et pourris aussi quand le guitariste faisait aller sa pédale et le vibrato ( maintenant plus de pédale etc) il arrivait qu'il prenait une bonne joute d'électricité. Nous nous sommes cotisés et avons acheté un tapis pour les musiciens, et cela a été très vite car dans notre petite ville de sous préfecture il n'y avait rien en 62!

Le Alain qui est sur la photo écrivait des chanson, il a été mon premier amour, comme vous voyez la boucle est bouclée j'ai épousé un autre Alain. désolée pour les petites photos mais mon ordinateur faitla mauvaise tête et toues les photos sont en grandeur nature, mais vous connaissant vous arrivez bien à las agrandir et me trouver? cela est moins sûr!

 

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Au début nous nous appelions " les cravates vertes" puis le succès aidant nous avons du nous habiller un peu plus chic et changer de nom comme nous étions 5

 "les dionnes s'imposaient"


 

Bien que nous faisions cela pour nous amuser nous étions pris pour de véritables vedettes dans les petits villages environnants, nous étions payés, mais nous n'avions pas un sou pour nous cela partait dans la poche du directeur de la maison. Un jour Guy lux est venu avec son jeu inter-villes et il a parlé avec je ne sais qui et nous a proposé de venir au jeu de la chance après nous avoir écoutés bien entendus! Il y avait Jacques Solnes qui lui comptait les appels pour tous les candidats. Nous avons changé ce jour là avec ( son nom m'échappe celui qui avait fait un faux mariage avec Coluche) Mireille Mathieu et d'autre dont j ai oublié le nom.

Nous en sommes sortis hors concours, sur le moment nous n'avions pas compris,mais c'était parce que nous étions avant le premier et les 3 autres! Vous nous auriez vus sauter de joies et de fierté, car nous passions des heures et des heures à répéter. Nous enregistrions avec un grand magnéto à bandes,

 

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Après cet éclat on ne nous a plus lâchés, demande d'autographe, photos et tout le reste, mais toujours rien à voir avec maintenant. Guy lux a téléphoné au directeur pour lui demander si nous étions intéressés par une tournée d' été dans notre région. Tous les parents ont dit oui car nous étions chez nous toutes les nuits. Cela à duré 2 ans et un peu plus si on compte avant le groupe. Puis comme nous commencions à être connus on nous a dit que si on voulait faire carrière il fallait habiter Paris. A l'époque une chantions avec Guy Mardel, serge lama donc je garde un souvenir inoubliable, c'était son retour après un grave accident de voiture et quand il était annoncé il se mettait bien droit et jetait sa canne pout arriver vers le micro qui lui servait de soutien, gribouille,Dalila,etc....

Mais...... la majorité était à 21 ans et comme je n'avais que 18 ans et demi cela à été non pour moi car ma maman qui me chérissait (sic) n'a pas voulu signer et comme mon papa adoré était cardiaque, j'ai reçu l'ordre de ne rien lui dire, France Gall, Françoise Hardy, Stone et Charden, Les surfs Johnny et Sylvie et d'autres nous voulaient pour leurs concerts en vedette américaine, c’était aussi leurs débuts, mais eux habitaient paris et avaient autour d'eux un staff, nous pas. Une fois je nous ai vues a salut les copains à la télé très fugace mais cela m'a fait un choc.

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le texte était pour Daniel qui nous avait prises en mains et j'ai eu envie de faire un dossier en 1998 et depuis il y a 46 ans aïe aïe mon arthrose!!


C'est ainsi que cette période de ma jeunesse se termina. Sans leur soliste les autres n'ont pas pu continuer et le groupe c'est dissous. J'ai continué à faire des sorties vélo camping et de jeux à la maison des jeunes dont j'étais la secrétaire. Mais plus rien d'autre, je vous assure que ce n’était pas de gaîté de cœur que j'ai arrêté, mais dans les années 60 les enfants n'avaient rien a dire surtout dans notre milieu.

Un jour ma génitrice est venue me surprendre à la sortie d'une réunion il était 22h environ et je repartais avec quelques garçons chez moi car nous habitions du même côté, chacun partait chez soi après avoir tout au long de la route déplacé les portes-vélos qui se trouvaient devant les magasins. Ou tirer des sonnettes, mais là c'était moins souvent, car il fallait courir vite.

Bref ma mère m'a vu côté de celui qui est devenu mon futur mari et le papa de mes fils, comme elle le voyait souvent me raccompagner jusqu'à la porte, la peur des voisins,envie que je quitte le domicile familial, bref là encore je ne sais plus comment il est entré la première fois mais ce que je sais c'est que nos deux familles nous ont mariés. Lui était fou de moi,fou tout cours quand on le connaissait bien ( mais trop tard), 10 mois de fiançailles, et mariage en grades pompes à la cathédrale dans la grande nef, ( j'avais été choisie par l’archiprêtre pour porter la vierge et j'avais choisie ma copine avec laquelle j'avais commencé le groupe)Ma robes avait été faite par notre couturière, nous étions allées voir les magasins et j'avais choisi le modèle et j'avais un voile de 4m de long et ma robe avait une sorte de traine dans laquelle la couturière avait mis un fil de plomb pour que cela reste bien droit. Ma mère était verte de rage que j'ai eu cette grâce car elle avait été refusée pour les autres de la famille,

En entrant au bras de papa il m'a pris ma main et m'a dit: on y va! Et c'est là que j'aurai du redire ce que j’avais dit moultes fois à ma mère: Non papa il m'a encore frappé hier dans la salle de bain. Je n'ai pas osé, et tous m'ont trouvée très recueillie, tu parles contenant mes larmes oui! Quand il partait travailler pas tous les jours selon son humeur il m'enfermait dans la maison, après quand il a été nommé sous directeur de sa banque, j'étais un peu plus libre car nous avions le logement de fonction,je devais aller faire mes courses chez les clients de la banque.
Je l'ai quitté après 5 années de galère et 2 enfants dont le deuxième fait de force devant la chambre de son frère. Je n'ai pas envie de tout raconter de cette période, mais je ne souhaite à personne de vivre cela.

*Le reste c'est ma deuxième vie très difficile au début comme je le raconte ans le poème «  derrière les portes closes »

Maintenant je suis depuis 20 ans en Provence, je suis mariée ( je vous rabâche assez les oreilles) avec un homme merveilleux de 14 ans de plus que moi mais il en fais moins car lui fait tout comme un homme dans la pleine force de l'age, notre mariage a été une véritable romain policier (le jour bien sûr) qui est décrit dans un conte sur le blog « le plus beau jour de ma vie » cela aussi c'est du vécu avez beaucoup de choses en moins car un conte ce n'est pas un règlement de comptes.

Voilà mes amies, vous ai décris un peu de ma vie, comme me disait l'une de mes assistante en août en venant me voir ( nous avons gardé le contact après 20 ans) : chef encore un tome!

Si elle lit cela je l'embrasse tendrement car souvent elle a été ma confidente (je vous embrasse Paule Emmanuelle)

 

C’est fini! J'ai demandé à  mon cher et tendre de me faire les copies des photos et coupures de journaux,il ne m'en reste plus beaucoup car mes coquins de fils me demandaient des autographes pour les mamans de leurs copains! Et les bandes d'enregistrements, ont été saccagées par le père des enfants, En mai je remonte (je ne suis pas remontée depuis1997) et peut être qu'une des choristes a une copie il faut croire aux miracles de la vie.

 

En faites mes aminautes vous avez bien fait de me décider, cela m'a fait du bien de raconter tout cela et si vous trouvez ça barbant ou prétentieux vous savez comment faire ( ctrl x)


 

 

 


 



Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 10:21

 

 

 

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Dés que j'avais un moment je prenais ma voiture et je filais chez la grand maman

 

Elle avait 83 ans, ce jours là je l'ai trouvée sur le banc devant la maison, le banc que mon grand pa avait fait pour eux, chez eux dans le nord c'est une coutume quand il faisait bon les personnes se mettaient dehors et parlaient entre eux, ils se connaissaient tous les maisons avaient été achetées toutes en même temps, souvent les enfants se sont mariés ensemble, comme mon oncle Fleury frère de génitrice qui avait épousé sa voisine amie de toujours, et la maman de tante Suzanne était restée là dans la maison d'à côté!

Depuis le départ de mon grand pa elle ne bougeait presque plus,seule dans cette immense maison elle avait tenue a continuer à monter les marches pour aller dans son lit conjugal Je l'ai donc retrouvée assise sur son banc que j'avais fait rembourrer avec des coussins tout faits, j'étais tellement heureuse d'avoir fait quelque chose pour elle, je lui devais tant!

Elle n'avait pas entendue la voiture je l'ai vue de suite en arrivant la tête vers le bas, fixant ses mains.

Quand je me suis assise auprès d’elle, lui ai mis un baiser plein de mon amour sur la joue si douce qui sentait si bon mais elle ne bougea pas,Le prendantla main je lui ai demandé comment allait ma grand ma chérie

 

Elle a levé la tête et m'a sourit.

« Oui ma Fanchette je suis bien, merci de t’en informer » dit-elle de

sa un peu chevrotante.

« Je ne voulais pas vous déranger, grand-ma, mais vous étiez assise là

fixant vos mains et je voulais savoir si tout allait bien pour vous » lui ai-je dit.

Elle leva ses yeux bleus délavés si purs que l'on pouvait s'y mirer dedans:

« As–tu déjà regardé tes mains? » me dit-elle.

« Je veux dire vraiment regarder tes mains ? »

J’ai alors lentement ouvert mes mains et les fixai.

Les retournai, m’en frottais les paumes.

« Non, je pense que je n’ai pas vraiment regardé mes mains »

lui dis-je et me demandant ce qu’elle voulait dire et je me senti comme en étant enfant, prise en faute!

 

Grand-mère me sourit et me raconta cette histoire.

« Arrêtes-toi et réfléchis un peu au sujet des mains que tu as,

comment elles t’ont si bien servi depuis ta naissance. »

Et là retournant ses mains encore une fois elle me fis assoir sur le banc:

Mes mains ont été les outils que j’ai toujours utilisés pour tous les moments de la vie

Enfant, ma mère m’a montré à les joindre pour prier.

Elles ont attaché mes souliers et mes bottines.

Elles ont touché mon mari et essuyé mes larmes quand il est parti à la guerre.

Elles ont été maladroites quand j’ai tenté de tenir mon premier enfant.

avec mon alliance, elles ont montré au monde que j’aimais ton grand pa pour la vie

Elles ont écrit mes lettres à ton grand-père et ont tremblé quand je l’ai enterré l'an dernier.

Elles ont tenu mes enfants, ensuite mes petits enfants,comme toi ma Fanchette

 

Aujourd’hui, comme rien ne marche vraiment plus comme avant

pour moi, ces mains continuent de me soutenir et je les joins encore pour prier.

Mais le plus important est ce que ce seront ces mains

que Dieu attrapera pour m’amener avec lui dans son Paradis.

Avec elles,m’élèvera t'a-t-il à ses cotés.?

Et là, je pourrai les utiliser pour toucher la face du Christ

« Grand ma,vous allez y aller tout droit au paradis et retrouver grand pa et votre fils Fleury

Ma grand ma était pour moi une seconde maman, elle et mon grand pa ont été

pour moi des amours, dés que j'ai pu prendre le train je filais chez eux,

quand grand pa est mort, je n'ai pu aller que 1 h en tout car j'avais trop de travail à la clinique mais il était parti et cela ne comptait plus pour moi,

Elle est partie juste après mon parrain et la nuit de son enterrement c'est mon papa qui est parti j'ai senti comme un grand vide, le travail m'a soutenue je n'avais qu'eux et mes deux petits pour me soutenir avec leur amour

 

Pensive, en écrivant cet épisode de ma vie je regarde mes mains, je me souviens des siennes, douces et caressantes. Mes tantes me disent que je lui ressemble beaucoup en tout. Ais je aussi ses mains?

Quand je me blesse les mains, quand elles sont sensibles, ou quand je caresse le visage de mon époux, je pense à grand-mère.

Je sais qu’elle est au paradis avec tous les siens. Au paradis des bienheureux, ceux qui toute leur vie ont tout fait pour être disponible pour ceux qui en avaient besoin

 

Grand Ma si vous saviez comme je vous aime, si vous saviez comme encore maintenant vous me manquez

 

MOOI2003

 

Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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