poèmes que j'aime

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:00

 

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Un lacis de ruelles, animées, odorantes,

Où flottent les senteurs des épices, des encens,

Le parfum délicat du thé vert à la menthe

Et la douceur sucrée du jasmin entêtant.

 

Des échoppes étriquées, ressemblant aux brocantes,

Etalant poufs de cuir, bijoux d'or et d'argent,

Des jarres de lupins ou d'olives luisantes,

Des djellabas brodées dansant sous les auvents.

 

Aiguières de cuivre, marqueteries d'Orient,

Côtoient sabres de bronze, étoffes de Damas,

Charcuteries Hallal, et des fruits, et j'en passe !

 

Recouvrant un instant le brouhaha ambiant,

Du haut du muezzin : l'appel à la prière

Sous un soleil athée, éclatant de lumière.

 

 

 

  Nina Padilha © 15/05/2010

 

 

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 15:51

 

 

 

 

 barre bleue

UNE TRACE DANS LE CIEL

Une trace de nuages blancs,

Dans ce beau ciel ensoleillé,

A peine vue je me mis à rêver,

Rêve de plages de sable blanc, transparence

Rêve d'un samuraï, d'une geisha,

Rêve d'Himalaya, du Potala,

Rêve d'une cabane au Canada,

Rêve de campagne, de balade ici et là,

Rêve d'une croisière sur le Canal du Midi,

Rêve d'une main douce et fine,

Rêve de continuer à être heureux,

Rêve de toujours aider de mon mieux,

Merci belle trace blanche,

Voilà mon coeur qui chante !!

 

Trouvé sur le net sans signature


Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 12:00

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Sous un ciel qui verse ses ondées

Sur une des terres les plus fécondées,

Un voyageur a vu la plus belle des fleurs,

Une remarquable orchidée sauvage ;

Il l’a trouvée après un long voyage

Après avoir survécu à tant de douleurs.

 

Il a senti en voyant l’orchidée mauve

Qu’autour d’elle, il y a un invisible fauve

Et comme si elle lui murmurait de l’aider

De cet étrange et sinistre paysage

Où au dessus d’elle, un énorme nuage

Essayant cruellement de l’inonder.

 

Dans la vie de ce grand voyageur,

Il a toujours su être un bon nageur

Dans les ondes du cruel temps

Mais il sut que cette orchidée solitaire,

Elle pourrait mourir sur cette terre

Et elle ne pouvait tenir plus longtemps.

 

Il resta là, le solitaire voyageur

Sous les averses et le froid songeur,

Lui qui a su affronter avec fureur

Les grands sorciers et les malfaiteurs

Et ne s’est jamais soumis aux dictateurs

Mais le voilà faible devant cette fleur.

 

Il s’est approché de la belle orchidée

Et en la regardant, il a eu une idée

De l’amener avec lui dans un lieu sûr

Et quand il l’a cueillie avec bonheur,

L’orchidée lui eut éclairé son coeur,

Soignant divinement sa blessure.

 

Elle était une merveilleuse flamme,

Une braise réchauffant son âme

En la tenant heureux dans sa main

Mais subitement il eut peur de la perdre

Comme tout amour qui devint cendre,

Il l’eut étreignit en pensant à demain.

 

Alors, L’orchidée devint humaine,

Et par miracle, il fut une femme,

Une femme d’une rare beauté

Et devant une telle transcendance,

Il sut qu’il sera réduit en dépendance

De cette fée, heureux pour une éternité.

 

©Fathia.Nasr

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : Ribambelle
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 11:52

 

 

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Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit: "Tricote de ton mieux, une maille à la fois".
Une maille est une journée sur l'aiguille du temps.
Dans un mois, 30 ou 31 mailles.
Dans dix ans 3650 mailles.
Quelques unes sont à l'endroit; d'autres sont à l'envers.
Il y aussi des mailles échappées; mais, on peut les reprendre.
Que de mailles manquées!

La laine que Dieu m'a donnée, pour tricoter ma vie,
Est de toutes les couleurs.
Rose comme mes joies;
Noire comme mes peines;
Grise comme mes doutes;
Verte comme mes espérances;
Rouge comme mes affections;
Bleue comme mes désirs;
Blanche comme don total à celui que j'aime.

Seigneur, donne-moi le courage
De terminer mon tricot
Afin que Tu le trouves digne
De l'exposition éternelle des travaux des hommes.

(Auteur inconnu)

 mERCI FILLLIPERINE POUR CE BEAU TEXTE QUE JE PARTAGE 

Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : les poètes d'abord...
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 13:18

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Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zephir
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent; il y rôde; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

 

Sully Prudhomme merci à Françoise ce poéme est superbe

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Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : FIBROMYALGIE
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