LA DANGEREUSE PROMENADE
Paul, Jacques et Jean, venaient d’emménager dans une nouvelle maison au bord de la
forêt.
Une forêt prés de leur maison ! Quelle aubaine, eux qui avaient toujours vécu en ville et qui
n’avaient qu’un balcon pour jouer, leurs parents ne voulaient pas qu’ils jouent dans la rue.
Leur papa avait trouvé un poste de garde forestier et la maison de l’ancien garde étant vide, ils
ont vite déménagés de leur appartement pour cette campagne et forêt qu’ils aimaient tant.
Dominique, leur maman, était très occupée c’était les premiers jours et elle nettoyait les murs et
les armoires car l’ancien était un homme seul et il ne se préoccupait pas de ces « petits détails »
« Allez donc jouer dehors les garçons, vous êtes toujours dans mes jambes et vous m’empêchez
de travailler »
« Mais maman tu ne veux jamais que l’on joue dehors »
« Ici ce n’est pas pareil, il n’y a pas de voitures, et puis regardez ce beau soleil qui vous
appelle, allez ouste sortez, allez prendre un grand bol d’air, cela ne pourra vous faire que du bien »
Les garçons ne se le firent pas dire deux fois, et mettant leurs chaussures, ils filèrent
directement dans le bois pensant trouver leur papa. En route ils s’amusèrent beaucoup, les lapins curieux, passaient le bout de leur museau puis pour regarder qui était ces humains qui riaient et
vite on ne voyait plus que leur petite touffe de poil blanc qui leur sert de queue. Il y avait aussi des écureuils, qui leur lançaient des noisettes ou des choses qu’ils avaient dans leur maison
faite dans le creux d’un arbre, des écureuils roux, mais roux ! Les enfants n’en avaient jamais vu de près, en fait tout était nouveau pour eux, tout était beau, le moindre brin d’herbe
différent attirait leur attention, les arbres leur paraissaient géants et beaux, mais beaux !
Paul, appela ses frères « venez voir ce que j’ai trouvé »
Les deux autres garçons accoururent vers l’endroit ou venait la voix de leur frère.
« Oh la la, c’est quoi ? »
« Une clairière bébête, j’ai vu ça dans mon livre à l’école »
Les trois garçons n’avaient jamais vu de clairière et cette belle herbe bien verte, bien autre leur
faisait l’effet d’un lit, en plus entourée d’arbres elle avait une vue sur le ciel bleu du printemps.
Après avoir fait le tour de cet endroit idyllique, ils étaient très fatigués,car cela faisait bien longtemps qu’ils jouaient , et tellement émerveillés par ce qu’ils voyaient, ils n’avait pas vu
le temps passer. Ils étaient assis au pied d’un arbre et très vite leurs yeux fatigués de tout ce qu’ils avaient vu de nouveau se fermèrent pour une petite sieste.
Petite sieste qui dura bien longtemps, quand Jacques se réveilla il vit de suite que le soleil
était bien descendu.
« vite, vite il faut rentrer à la maison maman va s’inquiéter, cela doit faire longtemps que
nous sommes partis, et en plus j’ai oublié de mettre ma montre que tatie m’a offerte pour ma communion »
Mais c’est qu’ils étaient allés fureter partout, et que malgré que c’était des enfants dégourdis
ils ne retrouvaient pas le chemin de la maison. « Si au moins c’était l’hiver on verrait fumer la cheminée, mais là rien du tout ». La nuit commençait à venir doucement changer le
paysage et les arbres vert devinrent presque noir, plus d’oiseaux, plus de lapins, et les écureuils bien au chaud dans leur tronc d’arbre étaient entrait de s’endormir !
Après avoir beaucoup marché ils se retrouvèrent au bout du bois et une maison entourée de barrières
était là
« Mais ce n’est pas notre maison, papa nous avait dis qu’il n’y avait qu’une maison
ici ! »
Bon de toute façon il faut aller demander aux personnes qui habitent là comment rentrer et leur
estomac était entrain de faire de la musique !
Jacques, l’aîné frappa à la porte, personne, il se retourna et vit que ses frères n’étaient pas pus
rassurés que lui, aussi, il fallait qu’il soit fort pour trois !
Il frappa encre plus fort, et la ils entendirent une grosse voix qui leur dit :
« Oui, oui minute on est pas aux pièces ! »
Quand la porte s’ouvrit ils eurent un mouvement de recul. Un homme, un géant, se tenait devant, il
avait un tablier blanc de boucher, plein de sang, il aboyait plus qu’il ne parlait !
« c’est quoi, des enfants ! Sa voix se radoucie tout à coup, Que vous arrive-t-il mes
chérubins ? »
« Bon… bonjour, monsieur, pardonnez nous de vous déranger mais nous sommes nouveaux et nous
avons perdu notre chemin, la nuit tombe et nos parents vont s’inquiéter »
« Et je pense qu’un bon repas et un verre de lait frais vous feraient le plus grand
bien ? »
Ils firent tous oui de la tête car en fait ils étaient partis en fin de matinée et depuis, pas de
déjeuner, pas de goûter.
« Entrez mes petits je vais vous faire à manger et boire après nous parlerons, vous me
raconterez tout ! »
Il les fit se mettre à table, les enfants bien élevés nouèrent leur serviette autour du cou, et la
table mise pour 4 le Boucher apporta une soupe qui sentait drôlement bon avec des morceaux de viande et de légumes, « Hum, elle sent bon votre soupe monsieur dit Paul qui était très
gourmand »
« Eh je pense bien qu’elle sent bon avec tout ce que je met dedans »
Et pendant que les enfants se restauraient, il se
disait
« Ah ah ! Justement préparé dans un coin de la cuisine un tonneau pour saler des
porcelets, mais avec ces 3 enfants ce sera encore plus savoureux hum je m’en délecte déjà la barbe ! Mangez, reprenez en encore les enfants, j‘en ai fait pour un régiment de soldats,
et il n’en passe jamais ici, dit-il dans un grand éclat de rire sonore avec plein de malice dans les yeux »
Pendants que les enfants mangeaient une deuxième
assiette de soupe avec des morceaux de viande et de bons légumes, le géant se dirigea vers le tonneau, et sans laisser le temps aux trois garçons de finir leurs assiettes il les attrapa un par un
parle fond de leur culotte et le envoya vite fait dans le tonneau, puis il referma rapidement le lourd couvercle.
Et bien vous vouliez vous restaurez et vous reposer un peu chez moi, voilà qui est fait ! Vous allez pouvoir dormir en toute tranquillité.
Ce soir et cette nuit là les parents affolés parcoururent la forêt sans aucune trace de leurs
enfants.
Dominique pleura beaucoup et Bruno tout en retenant ses larmes essayait de la rassurer.
« Ils sont débrouillards nos garçons, ne t’en fais pas, demain matin tu les verras revenir se
jeter dans tes bras et manger de grandes tartines au miel tant ils auront faim.
Le lendemain sans rien dire à sa femme, il prit une carte de la forêt et entrepris de tout
fouiller. En arrivant devant la maison du boucher, il frappa à la porte, le boucher ouvrit bien aimable, et lui assura, lui jura presque qu’il n’avait pas vu les enfants, mais que s’il les voyait
il les ramènerait lui même à la maison du garde forestier, qu’il connaissait bien !
L’été, l’automne passèrent et on ne retrouva jamais les enfants, pourtant les parents ne perdaient
pas espoir ils pensaient que des braves gens les avaient recueillis et qu’un jour ils sauraient retrouver leur chemin.
Fin de la première partie
Demain: Ouf merci St Nicolas