Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 04:26

 

Souvent, en silence, Je me remémore,
Je me souviens de notre enfance,
De nos jeux, de nos secrets
De nos querelles, de nos chamailleries.
Entre nous quelques fois cela valsait !
De seize mois mon aînée,
Tu es celle avec qui j'ai grandie.
De toi, je n'ai pas assez profité.
Car très jeune tu t'es mariée, tu es partie.
 Avec toi s'en allait une partie de ma vie.
Ensemble nous avons tant partagé.
Quelle belle fraternité !
La vie ne t'a pas toujours gâtée.

Tout n'était pas rose, tellement de fois,
Confrontée….à tant de choses.
Mais c'est toujours la tête haute que tu t'en es sortie.
Tu as su garder ta dignité, tu as cette force de caractère,
Cette volonté de battante, qui font que même après
Bien des galères, tu sors finalement gagnante.
Mystérieuse et secrète, jamais tu n'as voulu
De tes ennuis nous inquiéter,
Mais je comprenais à voir ta mine défaite,
Que bien des soucis devaient te ronger.
Dans certains mauvais moments, que j'ai connus,
Tu m'as soutenue. J'aurais répondu présente aussi
Dans ceux que tu as eut. Jusqu'à ce jour où tu as craqué.
J'aime en toi cette franchise de dire les choses
Comme tu les penses entre nous qu'on se le dise,
Il y a cette ressemblance génétique certainement
Nous ne sommes pas sœurs pour rien !

Bien des fois, par la pensée,
Je suis avec toi……quand soudain,
Le téléphone se met à sonner
Au bout du fil, …..J'entends ta voix.

Cela rien ni personne, ne pourra nous l'enlever.
C'est notre amour de sœurs, qui fait qu'au même instant,
À la même heure, se rejoignent nos pensées.
C'est en nous, c'est inné, la génétique a ses mystères,
Éloignées par la distance, pas certaine de te revoir un jour
Mais rapprochées par les liens du cœur et du sang,
Aujourd'hui encore, tu me manques
Et j'ai malgré tout besoin de savoir que tu existes
N'oublie jamais que quoi qu'il advienne, j'entendrai
Toujours ton appel, cette petite voix même dans mon sommeil,

La vie et ses aléas nous ont séparées,

Les seize passés pratiquement toujours ensemble,

Nos rencontres quand j'étais encore dans le Nord,

Et maintenant Internet qui nous permet de communiquer

Et d'échanger de nouveau comme avant nos petits secrets.

Garde cette tendresse cachée par ta pudeur  

Déclamée par mon besoin de dire les choses, ce que je ressens,

Pas toujours diplomatique, surtout quand je suis en colère

Que les choses sont injustes, c'est par la toile que je m'explique,

Les mots couchés sur le papier resteront pour l'éternité,

Comme tu me disait un jour: c'est un histoire de soeur,

Vrai c'est notre histoire de soeur
Même si nous ne nous revoyons jamais

Je souhaite que tu saches

que tous les jours tu es avec moi 
Ta sœur qui t'aime

Camille
Par Camille - Publié dans : poèmes que j'aime - Communauté : les poètes d'abord...
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