Histoires véritables et amusantes

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:18

 

 

 

 

 

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Corde.jpgCette histoire se passe pas si loin de chez nous, il n’y a pas si longtemps de cela, un paysan se rend au marché avec trois de ses ânes pour vendre sa récolte.
La ville était à trois jours de marche.
Après une longue route, le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d'un vieil ermite.
Au moment d'attacher son troisième âne, il constate qu'il lui manque une corde.

« Il faut absolument que j'attache mon âne, se dit-il ennuyé, sinon demain, il se sera sauvé… »

Après avoir solidement attaché les deux autres, il monte sur son âne et se dirige vers la maison du vieil ermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Ce dernier, ayant fait vœu de pauvreté depuis bien longtemps, n’avait pas de corde à lui donner.

Il s'adressa alors au paysan et lui dit :

« Retourne à ton campement et, comme chaque jour, prend ton âne, fait comme si tu lui passe une corde autour du cou et surtout, n'oublie pas de faire comme si tu l'attachais à un arbre. »

Le paysan trouvait cette proposition bien étrange. Néanmoins, n'ayant pas d'autre solution, il fit exactement ce que lui conseilla le vieil homme.

Le lendemain au réveil, le premier regard du paysan est pour son âne. Surprise… et soulagement : il est toujours là !

Après avoir pris son petit déjeuné et chargé ses trois ânes, il décide de se remettre en route.
Mais là, grand étonnement, l’âne qui n'a pas été attaché pendant la nuit refuse de bouger de sa place.

Le paysan a beau tirer sur son âne, le pousser, le frapper, l’injurier, rien n'y fait. L'âne refuse de bouger d'un pouce.
Désespéré, le paysan retourne voir l'ermite et lui raconte sa mésaventure.

« As-tu pensé à enlever la corde ? » lui demanda sereinement le vieillard.

« Mais il n'y a pas de corde, je ne suis pas fou ! » répondit le paysan avec étaonnement et agacement.

« Pour toi non, mais pour l'âne, il y en a une. » répliqua le sage.

Le paysan fit demi-tour, retrouva son âne au même endroit où il l’avait laissé : il n’avait toujours pas bougé.
C'est alors que d'un mouvement large, il mime le geste de retirer la corde du cou de l'âne et de l'arbre. L'âne le suivit alors sans aucune résistance.


Réflexion :

Que s’est-il passé dans la tête cet âne ?
C’est pourtant réel : si après un conditionnement, on reproduit un mouvement ou un son, n’importe quel animal réagira selon ce qu'il aura appris.
Il en va de même pour nous-mêmes : ce que nous pensons avoir appris de la vie nous fait (ré)agir... ou pas !

Nous aussi nous fonctionnons par conditionnements : nos comportements, nos façons de penser, nos réactions ou inactions, nos blocages, nos peurs, nos perceptions, nos croyances,… Tout est le fruit d’un certain conditionnement que nos vies individuelle nous apporte de la naissance à aujourd’hui. Tous nos vécus contribuent à ce conditionnement incessant.

Si aujourd’hui vous êtes convaincu ne pas être capable de quelque chose, c’est un peu comme s’il y avait une corde imaginaire autour de votre cou.

Si aujourd’hui vous êtes persuadé que vous ne valez rien, ici encore, c’est comme si les expériences de la vie vous l’ont fait croire…

Si vous vous suggérez que vous ne méritez pas de vie meilleure, à nouveau, c’est que vous avez cette corde imaginaire autour du cou…

Si vos habitudes vous agacent, vous trahissent, vous persécutent, c’est qu’elles sont le fruit d’actes répétés et répétés encore et encore, elles sont devenues des habitudes inconscientes par… conditionnement et répétitions. Nous ne naissons pas avec nos routines, nos modes de pensées, nos interprétations, etc..., elles se sont formées au fil des ans, au même titre que cet âne, inlassablement, à force de voir la vraie corde autour du cou, sait,  qu’il ne lui servira à rien d’essayer de partir : il est bloqué.
Donc lorsque le paysan lui a fait mine de passer une corde imaginaire autour du cou, l’âne est entré dans son processus de conditionnement « ah, je suis attaché, rien ne me sert de bouger ».
C’est un peu pareil pour nos attitudes et nos croyances limitantes.

En quoi cette métaphore peut vous servir pour avancer et vous affranchir de vos croyances limitantes ?

Allez au-delà de vos croyances, donnez-vous les chances d’avancer et libérez-vous de vos pensées négatives et défaitistes ! Tout comme vous avez assimilé vos habitudes limitantes, vous pouvez aussi apprendre à désapprendre en créant de nouvelles croyances fécondes et valorisantes !

Personne ne naît avec une prédisposition à l’échec ! Même pas vous !

Votre partenaire dans l’optimisme,

Michel POULAERT


Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : FIBROMYALGIE
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 12:15

 

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Il y a de cela très très longtemps, vivait au Maroc au cœur de l'Atlas une jeune fille nommait Tislit. Tislit était belle, vive et souriante.

En secret, elle aimait Isli un grand jeune homme d'une tribu voisine. Isli, de son côté, avait rencontré qu'une seule fois Tislit mais, depuis cet instant, son cœur ne battait que pour elle.

Un jour, un jour Tislit avoua à sa mère son amour pour Isli. Sa mère écouta puis en parla un peu plus tard à son mari. Ce même jour, dans le village voisin, Isli expliquait à son père qu'il souhaitait épouser Tislit mais, ni les parents de Isli ni ceux de Tislit n'acceptèrent cette union.

A cette époque tu sais, seuls les parents pouvaient choisir pour leur enfant, celui ou celle qui deviendrait son mari ou sa femme.

Tislit et Isli se retrouvèrent en cachette ce soir-là sur une petite colline située entre les deux villages. Tislit pleurait déjà en arrivant auprès de celui qu’elle aimait. En la voyant ainsi désespérée et sachant très bien que rien ne pourrait faire changer la décision de leurs parents, Isli éclata en sanglots. Les deux jeunes gens pleuraient en silence tout en se regardant, leurs larmes coulèrent, intarissables, toute la nuit...

 

Ainsi Leurs larmes ont créé les deux lacs, Isli et Tislit, les deux prénoms des deux amoureux...

fATHIA copyright


Par Fathia chez Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : FIBROMYALGIE
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 11:56
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de rupture ….

Mon Chéri, 

Ne t’étonne pas si tu trouves le canapé totalement recouvert de papier bulle et posé au milieu du salon, c’est normal, une entreprise va passer le prendre pour le livrer chez son nouveau propriétaire car je l’ai vendu cet après-midi.

Je vois déjà tes sourcils se froncer et la colère te monter au nez mais mon amour, laisse-moi te dire que je n’ai PAS FAIT EXPRÈS !

Te souviens-tu quand tu m’ as dit qu’ en plus de tout gérer à la maison, l’ entretien, les papiers divers et les trois nains que tu m’ as faits (en me disant à chaque fois que tu savais « sauter en marche ») je devais trouver un emploi ?

Et bien, comme je ne trouvais pas le temps de travailler, j’ ai trouvé un moyen de faire de l’ argent rapidement sans sortir de chez soi ou presque : EBAY !

Au passage ne cherche plus les vieilles baskets répugnantes que tu ne voulais pas jeter, un collectionneur les as achetées, à moins que ce ne soit un fermier pour faire du fumier.

Mais revenons à Ebay, c’ est vraiment merveilleux de pouvoir enfin se faire un peu d’ argent de poche en vendant les choses dont nous n’ avons plus besoin ! Surtout depuis qu’ à cause de la « crise » tu m’ as supprimé mes rares sorties avec mes copines, mon rendez-vous bi-annuel chez le coiffeur et les visites chez mes parents sous prétexte que ça consomme de l’ essence !

Te souviens-tu de ce très joli sac à main dont tu me demandais très inquiet, si je ne l’avais pas payé trop cher ? C’ est ta collection de verres de bière qui l’a sponsorisé, je me suis dit que tu serais d’ accord, toi qui ne penses jamais à mon anniversaire ou ne sais jamais quoi m’offrir !

J’ai aussi vendu la tondeuse, la perceuse, la ponceuse et le taille-haie puisque de toute façon tu ne t’en approches jamais.

Tes polars sont partis comme des petits pains, ainsi que toutes les chemises que tu ne portes plus depuis que tu as tant d’ embonpoint.

Enfin tu vois, je suis de nouveau « rentable » puisque j’arrive à gagner de l’ argent ! Le seul hic c’est que je me suis laissée emporter, et j’ai malheureusement aussi vendu ta chère télé (non ne cherche pas, elle n’est déjà plus là) et ton canapé adoré.

Depuis 15 ans que je te supporte, je sais qu’à ce stade de la lecture tu fulmines et cherche ta batte de baseball pour m’ administrer la correction que je mérite. Ne la cherche pas plus loin, je l’ai vendue aussi et ne me cherche pas non plus : je suis partie avec le postier !

Un charmant Monsieur que j’ai vu tous les matins depuis six mois que je vends sur EBAY, il adore les enfants et a déjà demandé sa mutation pour que nous nous rapprochions de chez mes parents.Je te laisse tout ce qui reste dans la maison à l’exception de l’ordinateur, dont je vais avoir besoin pour aider mes parents à se débarrasser de tout ce que tu as entassé dans leur grenier parce que le notre était trop petit.

Je te souhaite tout de même une très belle vie et si toutefois tu cherchais une autre bonne femme pour t’accompagner dans tes vieux jours, Ebay a aussi une section « petites annonces ». Malheureusement, comme je ne suis plus là, tu devras la mettre en ligne tout seul, mais dans ma grande mansuétude et comme je sais que tu n’as pas l’habitude, je t’ ai préparé un modèle.

« Gros porc, aucune hygiène personnelle, handicapé moteur (incapable de faire fonctionner un appareil électroménager), légèrement obtus et carrément macho cherche compagne : bonne cuisinière, ménagère et économe n’aimant ni le romantisme, ni les restaurants, encore moins les activités en dehors de la cuisine et du lit conjugal. »

Je te souhaite bien du courage pour réapprendre à :

-faire cuire des pâtes,

-trouver où ils ont planqué le supermarché dans notre village,>

-comprendre comment fonctionne la machine à laver.

Si je n’étais déjà comblée par l’ amour de mon postier, rien que l’ idée de ta tête, à poil devant la machine à laver lorsque tu auras compris que cette satanée machine ne te rend pas les habits secs, pliés et repassés, me rend folle de joie.

Adieu !Ebay change la vie !!

CAMILLE CHAPEAU DE PAILLE


 
Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : FIBROMYALGIE
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 16:47

 

 

 

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L’RECETTE DE 

L’FRICADELLE

Faire tremper l’mie d’pain din ch’lait.

Hachez chl’oignon et faites le sauter dans une payelle avec de l’matière grasse.

Egouttez et pressez l’mie d’pain.

Ajoutez chl’œu, l’hachi, chl’oigon cuit, ch’persi haché, ane pincé d’mucate, du sé et pi du poif.

Touyez tout cha un bon coup .

Formez 8 tiotes saucisses.

Roulez les din l’farine.

Faites les cuire din ch’gras à frites bin chaud 4 à 5 minutes.

Servez les avec des frites et pi de l’mayonaise.

Sans oublier ane bonne pinte ed’bierre.

Bon ap!

 

 

 

Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes - Communauté : FIBROMYALGIE
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 13:48

       la terre se rechauffe les sous vet diminuent

 

 

 

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn. 

  

Nicolas :

Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse

Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
Entendez les Romains: ils appellent au secours !
Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
Attendent de vous, madame, le geste généreux !
De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude, mais laissez-moi plaider... 

  

Angela :

Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise

Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
De n'être courtisée que pour son seul argent ! 

  Nicolas :

 

Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand

Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

  

 

Angela :

J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavièr

 L'ouvrier mécontent, le patron en colère.

Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
Ce serait trop facile et ma réponse est non !

Nicolas :

 

 

On ne se grandit pas en affamant la Grèce

En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !

Nos anciens nous regardent, et nous font le grief

D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !

Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.

Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles

Desserrez, je vous prie, le nœud de l'escarcelle !

 

Angela :

Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle

Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...

Mais si je disais oui à toutes vos demandes

Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !

 

Et ils s'éloignent, chacun de leur côté...

 

Je n'ai pas le nom de l'auteur j'espère que ces belles lettres vous feront plaisir.

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Camille

Par Camille - Publié dans : Histoires véritables et amusantes
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