Poèmes fragilité

Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 03:56

 

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MES ENFANTS

Les souffrances ont broyées mon cœur, niées l’espérance

A la couleur de mes errances je ne serai plus jamais

Cette éternelle adolescente qui toujours a caché sa souffrance

D’enfant par une mère au cœur sec, peu ou pas aimée.

 

Si je ne peux pardonner, c’est que je ne peux comprendre

Que les bras ne s’ouvrent pas quand un enfant veut s’y lover

J’ai vécu cette belle expérience, être mère, après l’adolescence

Ce trop plein d’amour, je l’ai donné, dans mes bras il s’est couché

 

Et maintenant, après avoir tant donné tout l’amour refusé

Je n’ai plus d’enfants que j’ai, oh DIEU comme une mère

Tant câlinés, écoutés aimés oui, j’espère comme je le devais

Ils sont partis tous deux, en même temps, et je ne sais que faire

 

L’un est avec vous parmi les heureux enfin guéri de tant de douleurs

L’autre m’a tourné le dos le même jour, mais que dois-je faire ?

Je regarde mes mains de mère, elles sont comme deux sœurs

Je ne serai jamais Grand-mère, continuité de la vie d’une mère

 

Que vais-je fais de l’amour que j‘ai encore et toujours à donner

De tout l’amour du monde que j’avais pour vous deux mes fils aimés

Trop aimés peut-être, trop gâtés, je ne sais que penser

J’ai voulu remplacer l’absence d’un père qui de sa vie vous a effacé

 

Non je ne serai plus jamais la même, je ne suis plus mère,

La femme que j’étais gaie facétieuse mère avant tout

Je me sens toujours un peu perdue, comme on perd son chemin

Heureusement aujourd’hui un autre par mon tendre mari, m’a été offert

 

  camille%20chapeau

 

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : vos poèmes
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 03:48

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Sous le soleil doré d'un beau jour de printemps,
Par une matinée empreinte de douceur,
Sur la branche élevée d'un arbre renaissant,
Un petit oiseau bleu chantait de tout son cœur.
Il chantait sans raison, pour la joie d'être là,
La joie d'être vivant sous le beau soleil blond.
Et tout à son bonheur, il oubliait déjà
Que l'hiver cette année avait été bien long.

Rien ne venait troubler l'aubade printanière,
On eût dit que le temps jouait à s'arrêter.
Et le bel emplumé, sur l'arbre centenaire,
Pas même un seul moment ne cessait de chanter.
Soudain des cris d'enfants vrillèrent les échos,
Et sur l'herbe du bois il en vint tout un groupe,
Riant, se chamaillant et faisant mille sauts,
Pour la plus grande joie de la petite troupe.

Notre petit ami, sans doute un peu surpris
Interrompit son chant pendant quelques instants.
Puis vite rassuré, de plus belle il reprit
Son charmant gazouillis encore plus fort qu'avant.
C'est alors qu'un bambin, levant un peu les yeux
Vit le petit chanteur en haut de son perchoir.
D'un coup de lance-pierres il tua l'oiseau bleu
Qui tout ensanglanté sur l'herbe s'en vint choir.

Puis l'enfant sans penser à ce qu'il avait fait
Rejoignit ses amis pour prolonger la ronde.
A quelques pas de là celui qui regardait
Ressentit en son cœur tout le chagrin du monde.
Il prit le petit corps inerte dans sa main,
Et  sans faire de bruit, presque comme un voleur,
Il alla faire un trou au fond de son jardin,
Et déposa l'oiseau sous un buisson de fleurs.

Puis il rentra chez lui pour attendre l'enfant.
Il y a un instant, par ce matin douceur,
Sur la branche élevée d'un arbre renaissant,
Un petit oiseau bleu chantait de tout son cœur

 CAMILLE CHAPEAU DE PAILLE

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 17:14

 


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Elle est là, toujours là... Elle est dans mes mains et mes bras. Elle est dans mes hanches et mes genoux. Elle est dans mes pieds et mon cou. Elle est dans tout mon corps. Elle fait partie de mon corps. Elle est surtout dans mon cœur. Et parfois, elle me fait horreur. Elle chemine avec mes pensées, mon esprit. Elle est au centre de ma vie. Elle est là, ô ma douleur, à chacune de mes heures. Elle me fait avancer d'un pas lent, au fil des jours et des ans. Avec elle, je dois me battre. Pour mes rêves, je dois combattre. Elle déchire mes projets en lambeaux, quand autour de moi, le monde est si beau. Elle est là, toujours là... Avec ses exigences et ses lois. Si elle me laisse un peu de répit, alors, à genoux, je prie. Mais jamais, ô non jamais, je n'oublie Combien c'est une fidèle amie. Elle fait tellement partie de moi, que je dois en tenir compte dans mes choix. Elle est là, ô ma douleur ! Elle baigne mes nuits de sueur et de pleur. Elle me prend aux tripes et au ventre. Et tous mes gestes, avec peine, je les réinvente. Elle crispe mes doigts et mon sourire. Et parfois, je pense mourir... Avec elle, impossible de tricher. On ne doit voir que la réalité. Elle est là, toujours là... Mais elle m'invite au dépassement de soi. Elle me montre la vraie valeur de la vie. Elle me fait connaître la tendresse aussi. Le son de sa voix est un rappel. Sa présence est un appel, Un appel, au courage et à la sérénité. Un appel au partage et à la bonté. Elle est là, ô ma douleur ! Je l'avoue, elle m'a longtemps fait si peur. Quand elle annonçait sa venue, C'était la détresse et l'inconnu. C'était l'absence de la douceur et même du bonheur. Puis, peu à peu, elle a conquis mon cœur. D'elle, je me suis faite une alliée. J'ai appris, tranquillement à l'apprivoiser. Et elle m'a finalement enseigner : Le don, la force, la sincérité. Même si souvent ma douleur est cruelle, Aujourd'hui, je la trouve très belle. Elle a le visage de l'équilibre et de l'énergie. Celui de la joie et de l'espoir infini. Ma douleur, c'est comme de l'or à l'état pur. C'est comme le bleu de l'azur. C'est comme une boîte à chansons. C'est comme une magnifique saison. Si je rejette ma douleur, elle me met au tapis. Si je vis avec, alors là elle me sourit. Si je la regarde dans les yeux, Je sais qu'il y a encore du merveilleux. Si elle accompagne ma route, L'amour lui-même a moins de doute. Ma douleur, dans ma vie. Est comme un grand puits. Même si je n'en rejoins pas le fonds, Sa sagesse rafraîchit mon front...

 sept 2008



 camille%20chapeau

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FEMMES D'EXCEPTION
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 14:37

 

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Mon cœur est triste , mon corps est vide,

je ne sais si le mal vient de mon corps

Ou de cet appel qui m'apprenait ta mort

Tu es resté pour moi malgré nos ages

Le cousin frère avec lequel

je passait tous mes moments

De l’enfance à l'adolescence

puis jeunes mariés à écouter de la musique

Jouer avec grand père Clovis,

mais est ce un nom pour un grand pa gâteau ?

qui nous laissait planter des flèches en caoutchouc

après avoir enduit son crâne

( de camembert, oui madame ! )dégarni

et qui me souriait quand j'avais réussi.

Nous étions 3 chenapans dans cette affaire

maintenant messieurs

Qu'avez vous fait en cette année 2002 ?

vous êtes partis oui, partis tous deux,

Jean pierre en juin, toi en décembre,

cela ressemble à quoi ?

Vous me laisser seule avec mes souvenirs

les meilleurs : ceux de l’innocence

Je sais, je ne faisais jamais faire la squaw !

c'est l'un de vous deux qui devait s'y coller

Et je fais quoi maintenant vous y avez pensé?

A vos mères, femmes,et enfants,et toute la famille.

Oui je suis très fâchée!

Dans quelques temps je pourrais vous pleurer,

faire votre deuil, Jean Pierre et Patrick

mes cousins presque frères,

je vous en veux beaucoup,

c'est sûr vous êtes ensemble !

pour faire les quatre cents coups sans moi,

tranquille près du Bon Dieu qui joue avec vous !

Jean pierre t’attend Patrick, aux portes du paradis,

Embrassez vous pour moi, faites vous de belles blagues,

mais surtout pas à Dieu, je doute qu'il apprécie.

Oui je les connais, vos blagues de potaches

c'est pas pour le seigneur !

Vous avez au moins le bonheur de les retrouver

Clovis et Alice nos Grands parents chéris 

depuis plus de 20 ans partis au paradis 

Ils sont tellement présents dans mon cœur.

Bon sang !qu'avez vous donc tous à vouloir changer d'endroit ?

Cette terre et malade de vilenie,d'arnaques,de tueurs;

Vous avez disparus tous deux comme ça,

d’un claquent de doigt. C’est dur à admettre.

Pour le moment ,là,ou j'extirpe ma peine,

je ne vous salue pas,

Sachez que je vous garde une place dans mon cœur.

Vous rendez vous compte que cela

fait 8 mois que mon petit est parti!

Lui aussi!

22.10.2003

 

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : les poètes d'abord...
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 17:41

bougainvillée et canas 

Blessée, au plus profond de mon âme ;

Enfoncée dans un gouffre profond

Dame Nature ranima en moi la flamme

Provoqua un début de guérison.

Elle m'enveloppa de son amour, me prit la main

Et m'ouvrit les portes de son jardin

En premier elle me fit ouvrir les yeux

Afin que je puisse contempler

 Ses vêtements harmonieux.

Couleur tendresse,  couleur passion

Un mélange incroyable comme toile de fond

 Spectacles passifs ou animés

Autant de beauté qu'elle m'offrit à regarder.

Elle réussit à éveiller en moi

le désir de regarder à nouveau

Puis, elle poursuivit

En m'envahissant de douces mélodies

Je me croyais au paradis.  

Chaque partition possédait un nom :

Eau qui coule, vent qui siffle ou bien cri de l'oisillon.

Alors là, quel orchestre dans ma tête.

J'assistais à une très belle fête

Elle réussit à éveiller en moi

 le désir d'entendre à nouveau.

A la fin de la visite,

elle m'offrit un présent de la terre

Mais ! De cette chose que vais-je faire ?

Je la fis glisser entre mes mains

C'est ainsi que je découvris

Sa magie de guérison par la créativité

Grâce à elle je découvris enfin

 Un premier but pour redémarrer

Ce que la souffrance avait tenté d'étouffer

Elle réussit à me faire renaître à la vie

Au moment du  départ,

Avant que je la quitte elle me dit ceci :

Voilà quelque chose qu'il  te faut retenir mon amie

Si un jour je t'ai créé ce jardin 

C'est pour que tu puisses aujourd'hui et demain

Venir y puiser l'énergie dont tu as besoin

Pour continuer ton chemin.

 

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                                                                                          Camille

Par Camille - Publié dans : Poèmes fragilité - Communauté : FIBROMYALGIE
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