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MON CŒUR NE CESSE DE SAIGNER
Me voici aujourd'hui au bord du vide
Puisque je cherche partout
Ton visage si pâle, tes yeux si bleus… perdus.
Tu étais celui qui prendrait ma place dan l’avenir
Et j’ai perdu tout ce que pourquoi je me suis battue.
Toi mon fils pour lequel j’aurais décroché la lune
Et avec ton départ imprévu et si horrible
J’ai perdu cette part de moi-même.
Quand tu étais petit tu me questionnais sur tout
Et je remuais ciel et terre pour trouver une réponse à ta question.
Maintenant je me sens si seule sans toi
Ta présence ou tes téléphones tous les jours
quelques heures avant tu m’a téléphoné, tu le savais déjà dit
Que tu avais décidé de partir ! Non je suis certaine que non
Ou alors tu n’aurais pas été toi, ce mystère qui plane sur ton départ
Je l’ai toujours sentie, mais que faire quand on sait mais que l’autre
Celle qui t’a provoqué est si bien protégée !
Et où chercher ton corps, il est parti en fumée !
Depuis 5 années je me pose cette question : pourquoi m’a-t-on droguée,
Si j’avais été lucide, je n’aurais pas laissé faire et nous aurions su la vérité
Mais tu n’as plus mal, il faut que je me convainque que c’est cela le principal
Mais si mal toujours si mal, je peux plus entendre mon portable sonner !
Je dis c’est François, mais ce n’est pas toi, et je le laisse sonner.
Et maintenant il sonne rarement très très rarement
Cinq années ont passées, mais pour moi c’était aujourd’hui
Publié le 22/09/2009 à 15h32 dans Poèmes fragilité