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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 13:15
Charlie Chaplin

Décembre 1965

Ma fille !

C’est la nuit. La nuit de Noël. Tous les soldats sont endormis dans ma petite forteresse. Ton frère et ta soeur dorment. Même ta mère est endormie. J’ai failli réveiller les filles, en entrant dans la chambre à demi-éclairée. Comme tu es loin de moi ! Où es tu ? Là-bas, dans ce Paris fabuleux, dansant sur la grande scène du théâtre des Champs-Elysées. Je le sais, et pourtant il me semble entendre tes pas dans le silence de la nuit et voir yeux briller comme des étoiles dans le ciel d’hiver.

[…] J’ai vu tes rêves, Géraldine, j’ai vu ton futur, ton destin. J’ai vu une fille danser sur la scène, féerique, traversant le ciel. J’ai entendu le public dire : » Vous avez vu cette fille ? C’est la fille d’un vieux fou. Tu te souviens ? Il s’appelait Charlie ? », Oui, c’est moi Charlie ! Je suis un vieux fou ! C’est ton tour. Danse ! J’ai dansé dans des pantalons larges et déchirés, et tu danses dans une robe de princesse en soie. Ces danses et ces applaudissements finiront chanterons tes louanges au paradis. Vole ! Vole là-bas ! Mais redescend sur terre ! Tu dois penser à la vie des autres, aux vies des danseurs de rues qui dansent en tremblant de faim et de froid. J’étais comme eux, Géraldine. Ces nuits-là, ces nuits magiques où tu t’endormais, bercée pas mes histoires, je restais éveillé.

Je regardais ton visage, j’écoutais les battements de ton coeur et je me demandais : « Charlie, ce petit chaton t’a-t’il jamais vraiment connu ? Tu ne me connais pas, Géraldine. Je t’ai raconté bien des histoires durant ces nuits où tu étais enfant, mais jamais celle-ci. Mais cette histoire aussi est intéressante. C’est l’histoire d’un idiot affamé qui chantait et dansait dans les quartiers mal-famés de Londres pour mendier. C’est mon histoire ! J’ai connu la faim, ce que c’est de ne pas avoir de toit au-dessus de sa tête. Plus encore, j’ai ressenti dans ma poitrine la douleur du vagabond-farceur, elle réveillait la rage d’un océan de fierté, et cette fierté était profondément blessée par les pièces qu’on lui jetait. Et pourtant je suis en vie, alors arrêtons ici.

[…] Un soir peut-être, au dîner, tu seras aveuglée par l’éclat des diamants. Et pourtant, au même moment, tu tangueras dangereusement sur le fil, et inévitablement, tu tomberas. Un jour peut-être, tu seras captivée par le beau visage d’un prince. Ce même jour, tu seras comme une funambule inexpérimentée, mais ta chute sera la plus simple du monde. Ne vends pas ton coeur contre de l’or et des bijoux. Sache que le plus gros des diamants est le soleil. Fort heureusement, il brille pour le monde entier. Et quand l’heure sera venue et que tu tomberas amoureuse, tu aimeras cet homme de tout ton coeur. J’ai dit à ta mère de t’écrire à ce sujet. Elle comprends mieux l’amour que moi et elle fera de son mieux pour t’en parler.

[…] Je veux croire en cette nuit de Noël, la nuit des miracles.

Je souhaite qu’un miracle se produise, et que tu comprennes vraiment ce que je veux te dire. Charlie est déjà vieux, Géraldine. Tôt ou tard, au lieu de revêtir ta robe blanche, ton costume de scène, tu devras porter tes habits de deuil et venir sur ma tombe. Mais je ne veux pas te faire de peine. Regarde juste un instant dans le miroir, tu y verras mes traits. Mon sang dans tes veines. Et même quand mon sang sera froid dans mes veines, j’espère que tu n’oublieras pas ton père, Charlie. Je n’étais pas un ange, mais j’ai toujours voulu être un homme. Essaye de faire de même.

Je t’embrasse, Géraldine.

Ton Charlie

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Published by Camille
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 12:47
Bécassine
Bécassine

Aimée

CAMILLE ET ALAIN
SONT UNIS COMME LES DOIGTS DE LA MAIN
DEJA CINQ ANS QU ILS SONT LA
ET JE N AVAIS JAMAIS VU LEUR MINOIS
AIMANT COMME MOI LA TRANQUILLITE

TELLEMENT BON POUR LA SANTE...
OUI BIEN SÜR AUSSI JARDINER
SEULEMENT POUR ALAIN LE LYONNAIS
MAIS TOI PETITE CAMILLE
JE TE SOUHAITE TE VOIR RENAÏTRE
LES GENS DU NORD SONT DES GENS FORTS
AVEC L'AMITIE, LES PENSEES, LE RECONFORT
L'ECOUTE, LACOMPREHENSION, FAUT PAS LES OUBLIER

ET PUIS PAR UN BAISER SONORE
C'EST COMME CELA QUE JE VAIS CLORE
AVANT DE ME PRENDRE POUR LAMARTINE
JE PREFERE NE PAS RELIRE CETTE
TARTINE
CAR JE NE SUIS QU UNE BECASSINE

Je n'ai pas osé lui montrer pour son anniversaire,
mais le 27.12 j'ai promis à Camille
promis, juré, craché,
de refaire des
rimes

2012

en 2013 ses enfants l'on mise dans une maison médicalisée, mais nous n'avons jamais su où, sa maison est vendu, mon amie Aimée nous ne t'oublions pas, et tu nous manque

Camille

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:34
TOUTE A TOI

Fière de ta présence,

et de toutes mes souffrances,

Je me sens couverte de tes tendresses.

Comme une lionne je me bat contre mes faiblesses

Me baignant dans cette force

Que tu donnes en cadeau à tous

Même dans tes regards qui m’accrochent

Je ne trouver de toi que nous.

J’aime tes mains qui de tant de douceur

Viennent effacer toutes mes douleurs.

Même ton regard c'est un cadeau

Il m'a conquise au-delà des mots

De toi j’aimerais semer des traces

Dans ce monde plein de rapaces

Tes fils j’aurais adoptés

Et avec toi tellement les aimer.

Peut être ensemble une mission à faire?

Que le ciel garde dans ses mystères.

C’est de là haut qu’on nous a guidés

Pour nous faire un jour nous rencontrer

Heureuse de te connaître toi !

Pour moi il n’y a pas de plus grand roi

Sur cette terre nous allons aller

Écouter ce que le destin va nous dicter

mains dans la main, unis par le même destin

continue de guider mes pas mon Alain

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 15:43
Madeline

Une très jolie et fraîche histoire que vous pouvez enregistrer pour vos petits enfants,

Personnellement j'ai beaucoup aimée, j'aurais aimé l'écrire

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Published by Camille - dans conte
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:08
A toutes les femmes battues

A travers moi tu as tout assouvi, mais tu m'as tout pris,
Non aucune rancœur, même si ce fut l'ho
rreur.

Pas une minute tu ne me laissais pour respirer
et encore moins une autre pour me s
auver.

Durant toutes ces années, je fus ton pion,

Toujours à ta disposition à ton image je devais avancer !
De ma liberté tu m'avais privée à cause de ma sponta
néité.

Délicatesse n’était pas ta devise,

mais tu n’as jamais voulu que l'on se divise !
Chaque jour d'avantage, tu m'accablais et je devais pard
onner.

Je ne fus que ton pantin, et jamais je n’ai eu le temps de souffler.
La perfection, je ne l'étais
point,

mais qui aurait pu vous supporter toi,

Tes pieds et tes poings !

Combien de pardons t’ai-je accordés ?
De toute façon, je n'avais que le choix de marcher au son de ton v
iolon.

J’étais une poupée de chiffon, tu ne savais qu’hurler sur tous les tons !
Moi qui n'était que douceur, j’étais devenu ton souffre do
uleur.

Devenue maître en l’art de cacher les marques, ma honte et mes douleurs !

Si ma vie fut un calvaire jamais mes ailes, ne te furent infidèles.
Ma raison, n’étais devenue que dérision, mon corps ton exutoire.
Très vite dans la fuite j’ai fermé ces cinq ans
de terreur.

Ton seul but était de me dominer jamais tu n'as réussi à de changer !

A quoi bon t'en vouloir ?
Pourtant j’en aurai le pouvoir, toutes ces années ma vie n’a été qu’un carnage.
A quoi bon ressasser ce temps trépassé? Je fais ce que je peux pour
tout effacer

Pas ou peu de bons souvenirs à part 2 tes fils qui m’ont aidé à tenir.

Pas de vengeance inassouvie, il me reste l'avenir qui déjà m’a sourit.
Avec Alain à petits pas je me reconstruis, et je sais que dans mon nouvea
u nid,

Mon esprit, est en paix et, ceci pour reste de ma vie.

16 décembre 2002

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Published by Camille
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:10

QUI EST IL ?

JE NE SAIS MAIS IL N A PAS L AIR DE BLUFFER

EN TOUS LES CAS IL VAUT LE COUP D OEIL

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Published by Camille
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 12:28
SOLITUDE

« Je me suis réveillé sous l’azur de l’absence
Dans l’immense midi de la mélancolie
L’ortie des murs croulants boit le soleil des morts
Silence.

Où m’avez-vous conduit, Mère aveugle, ô ma vie ?
Dans quel enfer du souvenir où l’herbe pense,
Où l’océan des temps cherche à tâtons ses bords ?
Silence.

Écho du précipice , appelle-moi ! Démence,
Trempe tes jaunes fleurs dans la source où je bois,
Mais que les jours passés se détachent de moi !
Silence.

Vous qui m’avez créé, vous qui m’avez frappé,
Vous vers qui l’aloès, cœur des gouffres, s’élance,
Père ! à vos pieds meurtris trouverai-je la paix ?
Silence.

Solitude.

MILOSZ, Oscar V. de L.
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 16:41
la faucheuse 2008
la faucheuse 2008

Il faudra bien mourir un jour, lointain ou proche

Qu’importe en fait, le temps qu’il me reste à vivre

Je ne veux que de l’amour, de mes proches

Tout en cherchant la route déjà tracée, à suivre.

Qu’est donc l’amour, des aiguilles sur la montre?

Mais existe-t-il sans le réel partage, avec autrui

Qu’est la vie, sans espérer une douce rencontre?

Qu’est le plaisir, si hélas, il manque un seulami?

Le pont du temps s’étale, entre le passé et le futur

Qui sont les extrêmes, mais au milieu le présent

Caché par des statues grises, habillées d’armures

Qui joignent les mains aimées, pour des amants.

Quand alors, la Faucheuse viendra couper l’herbe

Sous mes deux pieds, encore enracinés dans la vie

J’effacerai de mon être, les souvenirs qui restent

Mais ce passage en ce monde, aurais-je compris?

La mort ne m’effraie pas, j’apprécie chaque jour

Qui se lève, pour s’éclipser jusqu’à en mourir

Mes yeux se fermeront doucement, pour toujours

Je serai libre et je n’aurai plus jamais à souffrir.

2008 copyright

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Published by Camille
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 16:36
lettres d'Anne Franck
lettres d'Anne Franck

Le 25 septembre 1942

Chère Jacqueline,

Je t’écris cette lettre pour te dire adieu, cela va sans doute t’étonner mais ainsi en a décidé le destin, je dois partir (comme tu l’as naturellement appris depuis longtemps) avec ma famille, je n’ai pas besoin de t’en dire la raison.

Quand tu m’as appelée dimanche après-midi, je ne pouvais rien te dire car maman me l’avait interdit, toute la maison était sens dessus dessous et la porte d’entrée était fermée à clé. Hello devait passer, mais on ne lui a pas ouvert. Je ne peux pas écrire à tout le monde et c’est pourquoi je me contente de cette lettre à toi. Je compte sur toi pour n’en parler à personne et pour ne pas dire qui te l’a apportée. Si tu veux avoir la gentillesse d’entretenir avec moi une correspondance secrète, je t’en serai très reconnaissante. Tous renseignements auprès de madame Gies !!! J’espère que nous allons nous revoir bientôt mais cela ne sera sans doute pas avant la fin de la guerre. Si Lies ou quelqu’un d’autre te demande si tu reçois jamais de nouvelles de moi, ne réponds jamais si, car tu mettrais madame Gies et nous en danger de mort, et j’espère que tu seras assez raisonnable pour ne pas le faire. Plus tard, tu pourras bien sûr raconter que tu as reçu une lettre de moi pour te dire adieu. Eh bien Jackie, porte-toi bien, j’espère que tu m’enverras bien vite un signe de vie et à très bientôt j’espère.

Ta « meilleure » amie. Anne

P.S. J’espère que jusqu’au moment où nous nous reverrons, nous resterons toujours « meilleures » amies.

Au revoir.

Lettre de réponse prévue d’Anne Frank à son amie Jacqueline :

Le 25 septembre 1942

Chère Jackie,

Ta lettre m’a fait grand plaisir si les Allemands n’ont encore envoyé personne chez nous, tu peux aller voir monsieur Goldschmidt et emporter des livres, des cahiers et des jeux à nous, tu peux les garder ou les mettre de côté pour moi, mais tu peux aussi les apporter à madame Gies. Dans ma dernière lettre, j’ai oublié de te dire que tu ne dois pas conserver ces lettres, car personne ne doit les trouver. Déchire-les donc en tout petits morceaux, comme nous avons fait l’autre fois sur la terrasse avec la lettre trouvée dans la boîte de maman. J’espère que tu le feras. Comment allez-vous tous ? Je ne peux naturellement donner aucune nouvelle de moi. Je pense si souvent à toi. Comment va Ilse, est-elle toujours là ? J’ai appris par madame Gies que Lies est toujours là. Nous ne nous ennuyons pas et nous avons de la compagnie, je ne peux rien te dire d’autre de notre vie, sauf qu’elle est déprimante mais intéressante pour plus tard. Il vaut mieux que ce mot ne soit pas trop long, un petit bisou.

Anne

Lettre d’explication de Jacqueline van Maarsen :

M. Frank me remit une copie des deux lettres qu’Anne m’avait écrites de l’Annexe. En septembre 1942, elle les avait recopiées dans son Journal en ajoutant « comme tu l’as naturellement appris depuis longtemps ». C’était la lettre d’adieu qu’elle m’avait promise. Il était tombé dessus en lisant son Journal. Il y avait également une deuxième lettre qu’elle m’avait adressée par la suite. Elle n’avait pas été autorisée à laisser sa lettre d’adieu à la Merwedeplein. Elle l’avait écrite dès qu’elle avait appris qu’ils allaient entrer dans la clandestinité. Dans sa deuxième lettre, elle me remerciait pour ma réponse. Je ne lui ai jamais répondu puisque je n’ai jamais reçu sa lettre. Je la croyais en sécurité en Suisse. Elle avait imaginé ma réponse et répondait à son tour à cette lettre imaginaire.

Je voulais vous faire lire ces lettres privée de cette petite juive si mûre pour son âge, si réfléchie.

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Published by Camille
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 15:23

Un gran bonhomme de la chanson et de la poésie

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Published by camille SIBILLE
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Présentation

  • : BIENVENUE-CHEZ-CAMILLE
  • BIENVENUE-CHEZ-CAMILLE
  • : Je souhaite avant tout en faire un endroit convivial, ou vous aurez envie de revenir.Avant d'être invalide moteur à 80% je faisais plein de choses j'aimerai les partager avec vous. Je souhaiterai que vous y preniez la parole, que vous vous sentiez chez vous. Je souhaite de la gaité,de la culture,de la drôlerie, et un partage de ce que vous aimez. Je suis ouverte à tout et à tous.
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