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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:49
lettre de Marilyn l

1er mars 1961,

J’ai regardé à l’instant par la fenêtre de l’hôpital, et désormais, là où la neige avait tout recouvert, tout est un peu vert: l’herbe et les minables buissons, ceux qui ne perdent pas leurs feuilles (même si les arbres ne sont pas très encourageants), les branches nues et lugubres annoncent peut-être le printemps et sont peut-être un signe d’espoir.

Avez-vous vu Les Désaxés? Dans l’une des scènes, vous pouvez voir à quel point un arbre peut m’apparaître étrange et nu. Je ne sais pas si ça apparaît vraiment à l’écran… Je n’aime pas la façon dont certaines scènes ont été montées. Depuis que j’ai commencé à écrire cette lettre, quatre larmes silencieuses ont coulé. Je ne sais pas vraiment pourquoi.

La nuit dernière, je suis encore restée éveillée toute la nuit. Parfois je me demande à quoi sert le temps de la nuit. Pour moi, il n’existe presque pas, et tout me semble n’être qu’un long et affreux jour sans fin. Enfin, j’ai essayé de profiter de mon insomnie pour être constructive et j’ai commencé à lire la correspondance de Sigmund Freud. En ouvrant le livre pour la première fois, j’ai vu la photographie de Freud et j’ai éclaté en sanglots: il avait l’air très déprimé (cette photo a dû être prise peu de temps avant sa mort), comme s’il était mort en homme désabusé… Mais le Dr Kris m’a dit qu’il souffrait énormément physiquement, ce que j’avais appris dans le livre de Jones. Mais je pense avoir raison aussi, je fais confiance à mon intuition car je sens une triste lassitude sur son doux visage. Le livre prouve (même si je ne suis pas sûre que l’on doive publier les lettres d’amour de quelqu’un) qu’il était loin d’être coincé! J’aime son humour doux et un peu triste, son esprit combatif qui ne l’a jamais quitté. Je suis pas encore allée très loin dans la lecture car je lis l’autobiographie de Sean O’Casey en même temps (vous ai-je déjà raconté qu’il m’a un jour envoyé un poème?). Ce livre me dérange beaucoup, enfin, dans la mesure où l’on peut être dérangé par ce genre de choses.

Il n’y avait aucune empathie à la clinique Paine Whitney, et cela m’a fait beaucoup de mal. On m’a interrogée après m’avoir mise dans une cellule (une vraie cellule en béton et tout) pour personnes vraiment dérangées, les grands dépressifs, (sauf que j’avais l’impression d’être dans une sorte de prison pour un crime que je n’avais pas commis). J’ai trouvé ce manque d’humanité plus que barbare. On m’a demandé pourquoi je n’étais pas bien ici (tout était fermé à clefs: des choses comme les lampes électriques, les tiroirs, les toilettes, les placards, il y avait des barreaux aux fenêtres… les portes des cellules étaient percées de fenêtres pour que les patients soient toujours visibles, on pouvait voir sur les murs des traces de la violence des patients précédents).

J’ai répondu: « Eh bien, il faudrait que je sois cinglée pour me plaire ici. » Puis des femmes se sont mises à crier dans leur cellule, enfin j’imagine qu’elles hurlaient parce que la vie leur était insupportable… Dans ces moments-là, je me disais qu’un psychiatre digne de ce nom aurait dû leur parler. Pour alléger leur misère et leur peine, ne serait-ce que temporairement. Je pense qu’ils (les médecins) pourraient même apprendre quelque chose… Mais ils ne sont intéressés que par ce qu’ils ont étudié dans les livres. J’étais surprise parce qu’ils savaient déjà tout ça. Peut-être qu’ils pourraient en apprendre davantage en écoutant des êtres humains vivants et en souffrance. J’ai le sentiment qu’ils se soucient plus de leur discipline et qu’ils laissent tomber leurs patients après les avoir fait « plier ». Ils m’ont demandé de me mêler aux autres patients, d’aller en thérapie de groupe. « Et pour quoi faire? » ai-je demandé. « Vous pourriez coudre, jouer aux dames, ou même aux cartes, ou encore tricoter. » J’ai essayé de leur expliquer que le jour où moi je ferais cela, ils auraient vraiment une cinglée sur les bras. Ce sont vraiment les dernières choses que j’avais à l’esprit. Ils m’ont demandé si je me sentais « différente » (des autres patients je suppose) et je me suis dit que s’ils étaient assez stupides pour me poser de telles questions, je devais leur donner une réponse toute simple, aussi ai-je dit: « Oui, je le suis ».

Le premier jour, j’ai effectivement rencontré une autre patiente. Elle m’a demandé pourquoi j’étais si triste et m’a suggéré d’appeler un ami pour peut-être me sentir moins seule. Je lui ai répondu qu’on m’avait dit qu’il n’y avait pas de téléphone à cet étage. A propos des étages, ils sont tous verrouillés: personne ne peut ni entrer ni sortir; elle a paru choquée et surprise et elle m’a dit: « Je vais vous conduire au téléphone ». En attendant mon tour pour le téléphone, j’ai remarqué un garde (je l’ai reconnu à son uniforme gris) et quand j’ai voulu décrocher le combiné, il me l’a arraché des mains et m’a dit très fermement: « Vous, vous ne pouvez pas utiliser le téléphone. » D’ailleurs, ils se vantent de leur ambiance « comme à la maison ». Je leur ai demandé (aux médecins) ce qu’ils entendaient par là. Ils m’ont répondu: « Eh bien, au sixième étage, nous avons de la moquette au sol et du mobilier moderne », ce à quoi j’ai répondu: « Eh bien, c’est le genre de choses que n’importe quel architecte d’intérieur peut fournir, à condition d’avoir les fonds nécessaires », mais puisqu’ils s’occupent d’êtres humains, pourquoi ne réalisent-ils pas ce qui rend un intérieur plus humain?

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 10:29
LA COCCINELLE

LA COCCINELLE

 

j'étais dans le jardin

inondé de soleil

quand un petit rubis

c'est posé sur ma main

 

un minuscule ovni

au nom de Coccinelle

ou de bête à Bon Dieu

je ne saIs pas pourquoi

qui s'est promenée

un instant sur mes doigts

 

puis le petit bijou a ouvert ses ailes

pour voler vers le ciel

Royaume de celui

qui a prêté son nom

au bijou de rubis

 

LA COCCINELLE
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 10:18
LES ABEILLES

LES ABEILLES

 

dans la ruche au levé du soleil

la colonie des abeilles

s'envole faire ses emplettes

au marché aux fleurs

 

coquelicots et violettes

pavots, pensées et pois de senteurs

marguerites et bleuets

pivoines et reines des prés

 

elles se gavent de pollen

puis rentrent le ventre alourdi

déposer devant leuR reine

tous les parfums réunis 

LES ABEILLES
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:57
HOMMAGE AU SILENCE

 

 

un mot comme le silence

est d'une grande importance

il permet de faire le bilan

indispensable pour aller de l'avant

 

comme c'est difficile de le trouver

aujourd'hui dans notre société

il existe constamment un fond sonore

il y a tant de bruits dehors !

 

Le silence a été évincé

le bruits désormais l'a remplacé

tous ces portables avec leurs bruits

la place au silence ont pris

 

pourtant c'est bien dommage

que le silence perde son image

il faut pour cela y remédier

chacun à sa façon peut le trouver

 

Halte alors au bruit,

le silence n'a pas de prix !!!!

 

essayons d'accueillir le silence

et nous retrouverons l'espérance,

si de lui nous faisons un amie

alors il changera nos vies

 

car c'est grâce au silence

que nous retrouverons paix et confiance

et avec lui main dans la main

nous poursuivrons notre chemin

 

 

 

HOMMAGE AU SILENCE

chanson inconnue et méconnue

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 09:20
FAIRE VIBRER MES POEMES

 

 

 

J'aimerai faire vibrer mes poèmes

sur des airs langoureux et plein de finesse

mes musiques andalouses ou de bohème

aux cœurs imprégnés de fine justesse

 

avec une portée de riches altérations

et des notes savoureuses aux styles des variétés

diffusant le chaleur humaine et les émotions

des grands amours auxquels on a tant rêvé

 

et pour que les visages deviennent radieux

quand l’accordéon de la solitude expire

que le violoncelle efface les jours pluvieux

et les orages méchants que brave la lyre

 

j'aimerais que le saxo tout doré de lumière

parvienne à effacer les rides du temps

quand l'orgue magnifique aide à la prière

et les cordes du piano sonnent le printemps

 

elles chanteraient partout, heureuse ou tragique

cette étrange symphonie de sonnets et de quatrains

et toute la forêt d'instruments magnifiques

se joindraient joliment à nos tendres écrivains

 

si tout le monde vivait en musique

au rythme des joyeux tambourins

 

FAIRE VIBRER MES POEMES
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 14:33
SONNET POUR LE MOIS DE JUIN

 

 

 

au manteau de juin tout chamarré de fleurs

ou les coquelicots sont autant de médailles

voyez les nid d'oiseau tressés de fines mailles

et respirez des bois , les subtiles senteurs

 

bien sûr ! Des douze mois il est le plus charmeur

quand les passereaux et insectes font ripailles

c'est le temps du bonheur celui des épousailles

pour tous les papillons, tous les butineurs

 

oh ! Bouquets de l'été, bouquets de marguerites

les roses du jardin se sont mes favorites

et tout l'azur du lin volé ans la moisson

j'ai mis toute mon âme au coeur de ce poème

 

avec assurément le feu de ma bohème

 

Gr

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 15:16
 POUR T AIMER

 

La lumière traversa les fenêtres et les portes,
Puis j’entendis ceci : maintenant je te porte.
Dépose à mes pieds tout le fardeau de ta vie,
Libère-toi, de toutes peurs, ainsi est ton défi,
J’enlève devant tes pas, chacun des obstacles.


Dés l’aurore, elle apparaît comme un oracle,
C’est la lumière que mon cœur vient diffuser.
Tu peux sentir tous mes parfums se mélanger,
Dés l’aube, où s’éveille la nature enchantée,
Et mes mains invisibles viennent la caresser.


Mille flammes du ton feu Divin s’éveillent,
Il attendait l’heure, dans la douceur qui veille.
Les étoiles te parleront, d’infini et d’éternité,
Elles te raconteront l’histoire de l’humanité,
Elles te montreront l’histoire de ton passé,


De chacun de tes pas, des pays traversés.
Je t’ais accompagné sur tous tes chemins,
Invisible, mais présent à chaque matin.
Tu as pleuré, tu as bataillé, tu as rie, oui !
Mais quel chemin ! Un cœur plein de vie,


Tu vivais, sans le savoir, toute ma volonté,
Mon cœur te prend dans ses bras, pour t’aimer.

GLR
Le 27/05/2017

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 13:11
mon fils François sur son cheval

mon fils François sur son cheval

Mon fils

 

que la vie était douce

auprès de toi

que ta jolie frimousse

me donnait de la joie

 

oui tu resteras mon amour

mon beau bébé d'amour

seulement un beau jour

tu as voulu t'en aller

 

mon fils mon bébé d'amour

vous resterez toujours

toi et ton frère

les être les plus aimés

qu'une maman esseulée

 

 

 

 

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 12:29
TESTAMENT DE VICTOR HUGO

31 août 1881

Dieu. L’âme. La responsabilité. Cette triple notion suffit à l’homme. Elle m’a suffi. C’est la religion vraie. J’ai vécu en elle. Je meurs en elle. Vérité, lumière, justice, conscience, c’est Dieu. Deus, Dies.

Je donne quarante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans le corbillard des pauvres.

Mes exécuteurs testamentaires sont MM. Jules Grévy, Léon Say, Léon Gambetta. Il s’adjoindront qui ils voudront. Je donne tous mes manuscrits et tout ce qui serait trouvé écrit ou dessiné par moi à la Bibliothèque nationale de Paris, qui sera un jour la Bibliothèque des États-Unis d’Europe.

Je laisse une fille malade et deux petits-enfants. Que ma bénédiction soit sur tous. Excepté les huit mille francs nécessaires à ma fille, tout ce qui m’appartient appartient à mes deux petits-enfants. Je note ici, comme devant être réservées, la rente annuelle et viagère que je donne à leur mère, Alice, et que j’élève à douze mille francs ; et la rente annuelle et viagère que je donne à la courageuse femme qui, lors du coup d’État, a sauvé ma vie au péril de la sienne et qui, ensuite, a sauvé la malle contenant mes manuscrits.

Je vais fermer l’oeil terrestre ; mais l’oeil spirituel restera ouvert, plus grand que jamais. Je repousse l’oraison de toutes les églises. Je demande une prière à toutes les âmes.

Victor Hugo

Codicille – 2 août 1883

Je donne cinquante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les églises; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu.

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:46
UNE MAMAN

UNE MAMAN

 

c'est une amie qui vous écoute

elle vous comprend d'un seul coup

puis elle est là quand tout vous quitte

et vous repartez pour de bon

 

elle ne cherche qu'à sourire

et se réjouit de votre rire

puis s'efface quand tout vous grise

vous partez libre à votre guise

 

sa joie est faite de la vôtre

une maman c'est une douce chose

la vie est bien rude parfois

mais la maman sait si bien faire

que les méchants peuvent se taire

 

une maman c'est bien tout cela

c'est encore et toujours de la tendresse

un port où l'on reviens sans cesse

quand tout est perdu ici bas

 

POUR TOUTES LES MAMANS JE VOUS EMBRASSE CAMILLE

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